En décembre dernier, la "résidence d’État" du président russe Vladimir Poutine a été la cible d'une attaque significative de drones, selon des déclarations officielles de Moscou. Cet incident a servi de justification pour renforcer la sécurité de ce lieu.
Comme l'indiquent des informations provenant de médias d'investigation russes, cette résidence de Valdaï, située à environ 300 kilomètres au sud de Saint-Pétersbourg, a récemment bénéficié de l'ajout de sept nouvelles tours équipées de systèmes de défense aérienne Pantsir, reconnaissables sur des images satellites. D'après RFI, la construction de ces installations a été entamée le 17 mars dernier.
Dans le viseur de Kiev
Cette propriété, l'une des six résidences présidentielles du dirigeant russe, est souvent le lieu de séjour d'Alina Kabaeva, l'ancienne gymnaste avec qui il maintient une relation discrète, ayant eu deux enfants ensemble. Poutine s'y est même fait construire une réplique de son bureau pour travailler dans un cadre familier.
Les rumeurs entourant cette immense villa, s'étendant sur 250 hectares, évoquent un sauna de luxe, un manoir spacieux de 3 500 mètres carrés, un terrain de golf, et même une église orthodoxe, bien que le gouvernement russe n'ait jamais confirmé ces détails.
En décembre dernier, cette résidence aurait été la cible d'une attaque ukrainienne, comme l'affirme le Kremlin, ce que Kiev a démenti. La menace perçue a entraîné des investissements supplémentaires sécurisant ce complexe impressionnant.
La résidence est sauvegardée par 20 tourelles dotées de puissantes mitrailleuses et de 27 systèmes Pantsir, comme le rapporte Radio Liberty. Construit pour contrer des menaces comme les drones et avions ennemis, le Pantsir-S1 est un système de défense sophistiqué, dont le coût unitaire oscille entre 15 et 20 millions de dollars, ce qui en fait un élément clé de l'arsenal russe pour la protection de ses installations militaires.







