Suite à une forte controverse, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) a reconnu une gestion inappropriée du dossier de Benjamin Brière, qui a passé plus de trois ans en détention en Iran. L'administration a désormais assuré que les anomalies rencontrées ont été corrigées.
La DGFiP a publié sur les réseaux sociaux une série de déclarations, admettant qu'un premier contact avec un agent des impôts concernant Brière n'avait pas pris en compte la gravité de sa situation. « M. Brière a effectivement rapporté un premier échange inacceptable avec un agent qui n'a pas perçu l'importance de son cas », a précisé l'administration.
Après son retour en France, alors qu'il tentait de régulariser sa situation fiscale, Brière a été interpellé sur le fait qu'il n'avait pas déclaré ses revenus durant sa détention. « On m'a demandé pourquoi je n'avais rien déclaré depuis quatre ans », a-t-il confié au Journal du Net. Il a tenté d'expliquer sa situation, faisant valoir qu'il avait été incarcéré et donc incapable de remplir ses obligations fiscales. L'agent des impôts lui avait alors répondu que « même en prison, on fait sa déclaration », suggérant que sa famille aurait dû s'en charger.
« Ce défaut d'accompagnement est tout à fait contraire à nos valeurs »
La DGFiP a poursuivi en assurant que Brière avait ensuite eu un rendez-vous avec un autre service des impôts, où sa situation a été rapidement régularisée, avec toute l’attention nécessaire. « Nous regrettons profondément que cet usager n'ait pas reçu l'assistance adéquate, considérant les circonstances extraordinaires. Ce manque d’accompagnement est tout à fait contraire à nos valeurs. Des mesures ont été mises en place pour éviter qu'une telle situation se reproduise », a conclu l’administration.







