Ce dimanche 12 avril 2026, alors qu’un cessez-le-feu a été instauré pour célébrer la Pâque orthodoxe, l’Ukraine et la Russie s’accusent mutuellement de l’avoir transgressé.
Introduit samedi à l’initiative de Vladimir Poutine, ce cessez-le-feu a été accepté par le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Cependant, cet accord semble déjà fragile, les deux camps rapportant de multiples violations.
La guerre des chiffres
L’armée ukrainienne affirme que les forces russes ont enfreint la trêve à 2 299 reprises. Ces chiffres alarmants, présentés dans un rapport sur Facebook, incluent 28 assauts ennemis, 479 bombardements d’artillerie, 747 frappes de drones d’attaque, ainsi que 1 045 frappes de drones FPV.
De son côté, le ministère russe de la Défense conteste ces accusations, faisant état de 1 971 violations de la trêve par les forces ukrainiennes, rapportées par l’agence de presse TASS. Ces échanges de chiffres illustrent l’intensité des tensions sur le front, un secteur qui s’étend sur plus de 1 200 km.
La trêve, bien que convenue par les deux parties, paraît plus fragile que jamais. Elle devrait officiellement tirer à sa fin en fin de journée, laissant la place à de nouvelles incertitudes.
Échange de prisonniers
Samedi, avant l’entrée en vigueur de la trêve, un nouvel échange de prisonniers a été reporté. Au total, 175 combattants et sept civils de chaque côté ont été échangés. Les autorités ukrainiennes et russes ont confirmé que les Émirats arabes unis avaient joué un rôle de médiateur dans cette opération.







