Marion Bravo ne siégera plus au conseil municipal de Perpignan. Âgée de 71 ans, elle était la dixième adjointe du maire RN Louis Aliot depuis 2020. Sa démission, annoncée le 9 avril, fait suite à sa condamnation pour « violence sur personne dépositaire de l’autorité publique » lors d'un contrôle routier où elle était en état d’ivresse, comme l’a rapporté un communiqué officiel de la mairie.
Ce communiqué précise fermement qu’il n'y avait pas de lien entre son infraction et l'exercice de son mandat. Cependant, cette affaire a soulevé de nombreuses interrogations au sein de la population locale et des médias.
Le parquet de Perpignan a détaillé les accusations portées contre Marion Bravo. Elle a été reconnue coupable de « violence sur personne dépositaire de l’autorité publique » ayant entraîné un jour d’incapacité totale de travail, de conduite sous l'emprise de l'alcool, ainsi que de menaces et d'outrages envers une agente de la police nationale, selon des informations relayées par Ici Roussillon.
Sa peine comprend quatre mois de prison avec sursis, une suspension de permis de conduite pour une durée de six mois, et elle devra verser 500 euros à la policière pour préjudice moral. Cette affaire soulève également des préoccupations concernant la conduite des élus et l'impact de telles actions sur l'image de leur mandat, notamment dans le contexte actuel où la confiance envers les institutions est souvent mise à l'épreuve.







