La petite commune de Montmorillon, située au sud-est de Poitiers, est profondément troublée après un double féminicide survenu le dimanche 12 avril. Deux sœurs, âgées d'une soixantaine d'années, ont été abattues par l'ex-compagnon de l'une d'elles, dans un acte tragique motivé par la jalousie, comme l'a précisé la procureure de la République de Poitiers dans un communiqué. Auparavant, le couple avait mis un terme à leur relation en 2023, mais l'homme n'a pas accepté cette rupture, intensifiant son comportement de contrôle au point que la victime avait été contrainte de déposer une main courante fin février.
Déplorant cette situation dramatique, la procureure a ajouté que les gendarmes avaient rencontré l'auteur des actes pour lui enjoindre de cesser tout contact avec son ex-compagne. Cependant, la fatalité a frappé cet après-midi tragique où, armé d’un fusil, il s'est infiltré chez son ancienne partenaire. « J'ai entendu des bruits de coups de feu. Je pensais que c'étaient des enfants qui jouaient. Ensuite, mon mari a découvert la voisine à terre », a partagé un voisin, bouleversé par cet événement horrifiant.
Ce voisin, encore sous le choc, a souligné la tranquillité de leur quartier et sa difficulté à croire que ce genre d'événement puisse se produire. Le suspect, décrit par les habitants comme un homme ordinaire, bien que mentionné comme un ancien militaire, n'avait pas d'antécédents judiciaires qui auraient pu alerter sur son comportement.
S’après France 3, le suspect a tragiquement tenté de mettre fin à ses jours après les faits, succombant plus tard aux blessures à l’hôpital de Poitiers.
Une tragédie qui touche toute la communauté
Les deux sœurs étaient bien connues dans la commune, ayant des liens étroits avec la communauté. L'une d'elles a même été conseillère municipale de 2001 à 2008 et a cofondé une entreprise prospère, aujourd'hui gérée par leur fils. Le maire de Montmorillon, Jean-Luc Souchaud, a exprimé sa peine : « C’est une famille de Montmorillon très respectée. Leur perte laisse un vide immense. » Bien que la douleur soit encore palpable, aucune marche blanche n’est prévue pour le moment, le maire suggérant qu'il serait préférable de laisser l'émotion se calmer et d'attendre que l'enquête advienne.
Il a aussi proposé la création d’une cellule psychologique pour aider les habitants, touchés par cet acte de violence tragique. La ville de Montmorillon se trouve ainsi en deuil, affrontant l'horreur d'un épisode de violence domestique exacerbée par la jalousie.







