Lors du dernier conseil municipal, un sujet a particulièrement retenu l’attention : la réduction de l'indemnité du maire de Limoges, Guillaume Guérin. Cette décision, qui fait passer l'indemnité de 4 500 euros à seulement 2 000 euros, a suscité de vives discussions parmi les élus.
Le maire a justifié cette baisse par la volonté de rééquilibrer les rémunérations des conseillers délégués, souvent sous-payés malgré leurs responsabilités. Il a déclaré : « Les conseillers délégués étaient assez mal rémunérés, gagnant environ 500 euros par mois pour des missions parfois très conséquentes. J’ai donc décidé d'augmenter leur indemnité de 150 à 200 euros, en prenant sur ma propre enveloppe. » Cette mesure vise à renforcer l'engagement des élus tout en témoignant d'une gestion plus équitable des ressources publiques.
Guillaume Guérin a également affirmé que sa décision représente « un choix politique », soulignant l'importance d'afficher des efforts dans un contexte économique difficile. « Avec le prix du gazole qui dépasse actuellement 2 euros le litre, il est crucial que nous, élus, fassions notre part. » Ce discours trouve un écho particulier dans le climat actuel, marqué par des préoccupations économiques croissantes.
Cette réduction de son indemnité est scrutée de près par l'opposition. Damien Maudet, membre de l'opposition insoumise, avait dénoncé le cumul des mandats et propose de faire don d'une partie de son salaire à des associations. La réaction de Soazig Villarbu, conseillère municipale d'opposition, était partagée : « Si M. Guérin démissionne de son mandat de conseiller régional, ses indemnités diminueront encore, et c'est quelque chose que nous accueillerions positivement. Cependant, s'il ne le fait pas, cela ne changera pas la situation. »
Guérin a également annoncé qu'il trancherait sur son futur dans le conseil régional en septembre. Une autre décision notable est la réduction de 25% des indemnités des élus en cas d’absence injustifiée aux conseils municipaux. Cette mesure, saluée par Gulsen Yildirim, conseillère socialiste, montre une volonté de responsabiliser les élus : « Être élu est un engagement vis-à-vis des citoyens. » Elle a souligné que bien que ces mesures puissent aller plus loin, elles marquent un avancement dans la bonne direction.
Enfin, le conseil a aussi vu la constitution de deux groupes de gauche distincts, témoignant d'une dynamique renouvelée parmi les élus. Les discussions continuent, et chaque groupe aura un temps de parole précis, permettant ainsi une plus grande diversité d'expression lors des délibérations.







