Catherine Pégard, ministre française de la Culture, a récemment affirmé son "attachement indéfectible à la liberté de création" et la nécessité de soutenir les artistes face à la menace qui pèse sur leur intégrité. Cette déclaration a été faite à l'AFP, suite à l'annonce de la condamnation du romancier Kamel Daoud en Algérie.
Kamel Daoud, écrivain franco-algérien résidant en France, a révélé mercredi avoir été condamné à trois ans de prison par le tribunal d'Oran pour son roman "Houris", qui traite de la guerre civile algérienne, une œuvre primée par le prix Goncourt de 2024.
Dans sa déclaration, Pégard a insisté sur le fait que la liberté de création doit souvent s'exprimer dans des contextes tendus, ajoutant que "défendre les artistes est essentiel pour préserver la dignité et la sécurité de la littérature et de l'art".
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a également exprimé son indignation sur France Info, déclarant qu'il "déplorait" la condamnation de Kamel Daoud pour ses écrits. "Il s'agit d'une atteinte à la liberté d'expression", a-t-il soutenu, précisant que Daoud, en tant que résident français, ne devrait pas être inquiété.
L'écrivain a évoqué sur X sa condamnation à trois ans de prison et à une amende de cinq millions de dinars algériens (environ 32 000 euros) en vertu de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, ajoutant que le tribunal avait également décrété un interdit de retour en Algérie.
Cette décision intervient dans un contexte de relations franco-algériennes qui semblent s'améliorer, après une période de tensions exacerbées, rappelant notamment l'incarcération du romancier Boualem Sansal, gracié par le président algérien en novembre 2025.
Enfin, il est crucial de mentionner la situation du journaliste sportif français Christophe Gleizes, toujours emprisonné en Algérie, ayant vu sa condamnation à sept ans de prison, confirmée en appel, dénoncée par ses soutiens comme étant d'ordre politique.







