Le ministère de l’Action et des Comptes publics a convenu d'une diminution des dépenses pour le budget 2027, laissant la défense hors de ces restrictions. Cette directive, datée du 22 avril, prépare les conférences budgétaires qui débuteront la semaine prochaine, marquant ainsi le début de l'élaboration du budget.
Les ministères doivent « diminuer » leurs dépenses, à l'exception de la défense, et « maîtriser leurs effectifs » pour que le gouvernement respecte sa trajectoire budgétaire, précise la circulaire émanant de Bercy. Selon cette dernière, l'« effort engagé en faveur de la défense sera renforcé dans les années à venir », soulignant une priorité claire accordée à la sécurité nationale.
Ce document souligne aussi que « les budgets hors mission défense devront globalement baisser en valeur par rapport à la loi de finances initiale pour 2026 ». La nécessité de « maîtriser les effectifs » inscrits dans la loi de finances précédente sera également accentuée. Le ministère de l’action et des comptes publics a confirmé cette information, soulignant l'importance de préparer les discussions budgétaires des semaines à venir.
Les crédits de la défense en hausse de 6,5 milliards
La circulaire met l'accent sur la nécessité de choix stratégiques pour concilier cette priorité défensive avec la maîtrise des comptes publics. « Toute nouvelle dépense doit être compensée par des économies équivalentes », insiste le texte. Les ministères sont donc appelés à soumettre des propositions visant à contrôler leurs effectifs.
Au fur et à mesure que le gouvernement s'apprête à définir les plafonds budgétaires pour chaque ministère, une publication de ces données est prévue d’ici la mi-juillet. En 2026, les crédits pour la défense devraient déjà augmenter de 6,5 milliards d’euros, contraste frappant avec d'autres secteurs où les budgets stagnent ou diminuent.
En outre, les autorités ont annoncé que « 6 milliards d’euros de dépenses pourraient être annulées » en 2026 pour compenser les coûts liés au conflit au Moyen-Orient. L’évaluation de la croissance et des prévisions d’inflation a également été révisée, tout en maintenant l'objectif de revenir sous la barre de 3 % de déficit d'ici 2029, conformément aux exigences européennes.







