Le Festival de Cannes, qui attire chaque année plus de 200 000 visiteurs, ne sera pas uniquement un événement de cinéma cette année. Le maire, David Lisnard, a exprimé sa ferme volonté de lutter contre la drogue en proposant des mesures renforcées du 12 au 23 mai prochains. Dans une lettre au parquet de Grasse, il a demandé la mise en œuvre d'un dispositif spécifique de contrôle pour la lutte contre les stupéfiants dans l'ensemble de la ville, en particulier autour de la Croisette.
« Au-delà de la sécurité habituelle lors de grands événements, il est primordial de rappeler qu'une lutte continue contre les stupéfiants doit être menée, peu importe le public, » a affirmé Lisnard. Ce dernier, qui a récemment quitté les Républicains, se prépare également pour l'élection présidentielle de 2027.
Pas de « stigmatisation »
Lisnard insiste sur le fait que cette initiative ne vise pas à « stigmatiser » les festivaliers. « Il serait illogique de penser que le festival est exempt de problèmes de stupéfiants, » a-t-il rajouté. Il plaide pour une collaboration entre la police nationale et municipale pour renforcer cette action.
Laurent Hottiaux, préfet des Alpes-Maritimes, a également souligné que des opérations de lutte contre les stupéfiants ont lieu tout au long de l'année, et non seulement durant le festival. « Les forces de sécurité et le parquet sont engagés dans cette lutte, en utilisant tous les outils légaux disponibles, » a approuvé Éric Camous, procureur de Grasse, confirmant l'importance d'une vigilance accrue durant cette période.
Le Festival de Cannes s'annonce ainsi comme un événement où la sécurité et la responsabilité seront mises en avant, illustrant un engagement partagé pour un célébration sûre et sans drogue.







