Samedi après-midi, un véritable phénomène s'est produit à Paris, lorsque des milliers d'abeilles ont choisi de s'installer sous la selle d'un vélo garé à la station de métro Palais Royal-Musée du Louvre. Jérôme, le propriétaire de la bicyclette, n'a pas pu cacher sa surprise face à cette visite inattendue.
À 15 heures, des passants aperçoivent l'essaim en pleine formation sur le vélo, un héritage familial de Jérôme. Alertée, La RATP décide alors de fermer temporairement l'accès à la station pour éviter tout risque, et prévient la mairie pour qu'elle contacte des apiculteurs.
Un apiculteur sollicité en urgence
Malheureusement, les apiculteurs disponibles sont tous en intervention. C'est alors que le téléphone de Volkan Tanaci, un apiculteur urbain renommé et fondateur de la miellerie CityBzz, sonne. Reconnu pour ses compétences, il a récemment remporté une médaille d'or au Concours général agricole.
« J'ai filé sur place à vélo, comme d'habitude », raconte-t-il. « À mon arrivée, j'ai constaté un essaim impressionnant. Le propriétaire a expliqué qu'il ne pouvait pas faire autrement que de demander de l'aide. »
Équipé d'outils appropriés, Volkan s'est mis au travail pour retirer délicatement les abeilles. « Tout s'est bien déroulé. À cette période, elles sont généralement pacifiques, permettant même à quelques curieux de prendre des photos », explique l'apiculteur.
Les abeilles relogées en toute sécurité
Après une heure d'intervention, les abeilles ont été placées dans une ruche. « Il fallait les manipuler avec douceur, mais cela a été un franc succès. Maintenant, elles sont installées sur un toit dans le XIIIe arrondissement, où elles explorent leur nouvel environnement et butinent de l'acacia », ajoute Volkan d'un air satisfait.
Mais comment un si grand essaim s'est-il retrouvé dans un endroit si improbable ? Volkan évoque un phénomène commun en cette saison ensoleillée : « Les essaims se forment souvent lorsque la reine indique qu'il n'y a plus d'espace dans leur ruche, entraînant un déplacement. »
Ce sont alors les abeilles « éclaireuses » qui repèrent des endroits pour se poser, et dans ce cas, c'était un vélo. « Chacune cherche un abri, que ce soit un arbre, une cheminée ou, bien sûr, un vélo ! », plaisante Volkan.
« Elles n'auraient pas resté longtemps, tout au plus deux ou trois jours, avant de poursuivre leur recherche d’un refuge », conclut-il. Cela reste un mystère d’où elles viennent, peut-être d’un jardin voisin ou de plus loin, comme le suggère l'apiculteur.







