À un certain stade de la vie, il est naturel pour un couple de se questionner sur les revenus du conjoint en cas de décès. La pension de réversion permet au survivant de bénéficier d'une partie des revenus du défunt. Voici les éléments clés à prendre en considération pour y accéder pleinement.
Critères nécessaires pour bénéficier de la pension de réversion
Il est crucial de noter que la pension de réversion n'est pas automatiquement accordée au conjoint survivant. Plusieurs conditions doivent être respectées :
- Le veuf ou la veuve doit avoir atteint l'âge minimum de 55 ans.
- Il faut avoir été marié avec la personne décédée, les concubins et personnes pacsées n’étant pas éligibles.
- Les ressources personnelles du survivant ne doivent pas dépasser 19 822,40 € par an, et 31 715,84 € en cas de remariage.
Ce dispositif ne concerne pas uniquement le partenaire survivant, mais aussi les ex-conjoints et les orphelins. Pour faire une demande, il convient de se référer à l'assurance de la personne décédée, et la pension peut être perçue avant ou après la liquidation de la retraite de ce dernier.
Divorce et remariage : implications sur le droit à la pension
Dans les cas où le défunt a eu plusieurs unions, ses ex-conjoints peuvent également prétendre à une fraction de sa retraite, à condition de remplir les exigences d'âge et de ressources. Si plusieurs bénéficiaires sont impliqués, le montant versé sera calculé en fonction de la durée de chaque mariage.
Les ex-conjoints doivent faire leur propre demande, car la pension n'est pas attribuée automatiquement. Pour ceux qui se sont remariés, le droit à la pension de réversion varie selon les régimes. Dans certains cas, comme pour les salariés privés et indépendants, le droit est maintenu, tandis que d'autres régimes, comme ceux de la fonction publique, peuvent annuler ce droit en cas de nouveau mariage.
Calcul de la pension de réversion
Le montant de la pension de réversion correspond à 54 % de la retraite du défunt, ne pouvant être inférieur à 283,87 € par mois, à condition que ce dernier ait cotisé au moins 15 ans. Toutefois, ce montant est plafonné à 855,90 € mensuels et peut diminuer si les revenus totaux, y compris la pension, dépassent ce seuil.
De plus, des majorations peuvent être accordées : 10 % supplémentaires pour ceux ayant élevé trois enfants, et une majoration de 96,30 € par mois pour chaque enfant à charge sous certaines conditions. Les bénéficiaires peuvent également recevoir une majoration « pour âge » de 11,1 % si leurs revenus trimestriels sont inférieurs à 853,25 €, sous réserve de conformité avec les conditions requises.







