Pour lutter contre l'augmentation de la criminalité à Riom, dans le Puy-de-Dôme, les autorités locales ont décidé d'armer leurs policiers municipaux. Cette initiative fait écho à des incidents de braquages survenus dans une entreprise de transport, une situation devenue préoccupante depuis la récente crise des carburants. Les avis des citoyens sont toutefois contrastés.
La question de l'armement des forces de l'ordre suscite de vives discussions dans le paysage politique français, tant au niveau local que national. C'est dans ce contexte que Pierre Chassaing, le maire LR de Riom, a pris la décision d'armer dix agents municipaux avec des pistolets 9 mm, une mesure justifiée par une hausse inquiétante de la délinquance estimée à 20 % en 2025, comme l'a rapporté TF1 Info.
L'augmentation des délits est notamment illustrée par les douze effractions sur une période de six ans touchant la société de transport Cdumas, où des pilleurs s'introduisent pour siphonner le carburant de ses véhicules. Les pertes sont estimées à 15 000 euros. Guillaume Roussel, responsable des ressources humaines chez Cdumas, s'est déclaré soulagé par le choix du maire : "Avoir deux agents armés change complètement la donne par rapport à des policiers équipés d'un simple taser", a-t-il affirmé à nos confrères.
Des administrés pas tous rassurés
Les citoyens de Riom expriment des opinions variées face à cette décision. Ermigna, coiffeuse au cœur de la ville, se dit rassurée par cette initiative : "Je serai plus tranquille avec une police municipale armée". En revanche, Georges, un commerçant local, a une perspective différente : "Je préférerais voir des policiers qui interagissent avec nous, les commerçants, pour savoir comment améliorer notre quotidien, plutôt que de les voir armés près de chez moi", confie-t-il, soulignant son désir de ne pas se retrouver dans une ambiance de conflit.







