Ce lundi de Pentecôte a été marqué par un acte de vandalisme qui a profondément ébranlé la petite commune de Pont-de-Casse, dans le Lot-et-Garonne. Les gendarmes ont découvert des dégâts considérables dans l’église locale : statues brisées, vitraux outragés, et même un bénitier renversé. Quatre adolescents, âgés de 12 à 14 ans, ont été arrêtés par les forces de l'ordre après avoir été repérés à proximité du cimetière.
Ces jeunes provenaient d'un foyer d'accueil, le foyer Balade, dédié aux enfants perturbés par des situations familiales compliquées. Selon les rapports du Figaro et du Dépêche du Midi, ils avaient fugué après avoir tenté d’incendier une dépendance du foyer, volé des scooters, et finalement s'étaient dirigés vers l'église. Le procureur d’Agen supervise désormais cette affaire, et le maire de Pont-de-Casse, Cyril Guilbert, a déclaré que la situation serait traitée avec la plus grande rigueur : « Les faits sont d’ordre délictuel et il ne fait aucun doute que le juge des enfants sera saisi ».
Cyril Guilbert a tenu à préciser que ce vandalisme ne doit en aucun cas être interprété comme un acte dirigé contre la foi chrétienne. « C’est du vandalisme pur », a-t-il affirmé, soulignant le fait que ces adolescents sont issus d’un milieu très particulier et qu’ils n’avaient aucune intention religieuse derrière leurs actions. L’idée d'un acte antichrétien a été catégoriquement rejetée par à la fois le maire et le prêtre de la paroisse.
Pour le prêtre Don Jean, qui connaissait bien ces jeunes, c’est une situation tragique : « Je n’y crois pas. Ce sont des jeunes d’ici, de familles du Lot-et-Garonne. Ils ont des vies difficiles, il est important de le redire pour ne pas faire monter ce truc en épingle ». Même si les dégradations sont inacceptables, il souligne qu’il est crucial de considérer le contexte social de ces jeunes.
Monseigneur Alexandre de Bucy, évêque du diocèse d'Agen, a exprimé sa compassion envers les habitants de la région, affirmant : « Je partage l’émotion de chacun devant ces dégradations ». En réponse à cette situation, une messe de réparation sera célébrée dans l'église le 4 juin, symbole de la résilience de la communauté face à cette épreuve.
La mairie a annoncé que tous les frais liés à la rénovation de l'église seraient couverts par les services du département, annonçant que « Aucun administré de la commune n’aura à prendre en charge ces dégâts ». Une réunion entre la gendarmerie, le maire, les services de psychiatrie, et les représentants du foyer d'accueil est prévue pour discuter des solutions à apporter aux jeunes impliqués et de l'amélioration de leurs conditions de vie.
Pour l'instant, ni le procureur d’Agen, ni la gendarmerie n'ont souhaité fournir davantage de détails sur les enquêtes en cours.







