Le sujet du péage du pont d'Oléron, bien que brûlant, a été omis lors de l'ouverture de la session d'été du Conseil départemental le 15 juin. Ce jour-là, les discussions ont principalement porté sur l'état des routes et de la mobilité dans le département. Jean-Luc Marchais, maire de Bussac-sur-Charente, a été l'un des rares à évoquer ce sujet délicat, tandis que les autres membres se sont concentrés sur des questions d'infrastructures routières et des budgets associés.
En instaurant une discussion autour des difficultés de financement des travaux, la présidente Sylvie Marsilly a annoncé une décision budgétaire importante, prévoyant un chantier de 6,8 millions d'euros pour remplacer des infrastructures vétustes sous la départementale 137, un projet jugé nécessaire mais imprévu dans un contexte budgétaire fragile.
Une mission pour jouer la transparence
Un groupe croissant de conseillers départementaux, incluant ceux du collectif Au Cœur des solidarités, s'est prononcé en faveur de la création d'une mission d'information et d'évaluation des réseaux routiers départementaux. Cette initiative vise à établir un état des lieux précis du patrimoine routier et à évaluer les projets en cours, leurs coûts ainsi que la viabilité financière à long terme.
Jean-Luc Marchais a mis en garde contre une détérioration potentielle du réseau routier.
La nécessité de poursuivre l'entretien des routes a été soulignée par Alexandre Schneider, délégué chargé des audits et évaluations des politiques publiques. Selon lui, ignorer les réparations pourrait engendrer des dettes pour les générations futures, accentuant ainsi les risques de dégradation.
Et le vélo alors ?
Les élus ont également évoqué l'importance de prendre en compte les besoins des communes rurales, souvent perçues comme négligées dans la politique de mobilité. Patricia François, maire de Breuil-Magné, a demandé une meilleure offre de mobilité au-delà de l'accès voiture, plaidant pour une attention accrue aux infrastructures cyclables.
Les difficultés logistiques et budgétaires semblent donc s'accumuler pour un département qui traverse une période d'incertitude quant à ses infrastructures routières. Le débat reste ouvert, et la mise en place d'une mission d'évaluation pourrait offrir une perspective renouvelée et nécessaire pour l'avenir des routes en Charente-Maritime.







