« On commence à constater, comme prévu, les premiers décès » probablement dus à des températures extrêmes, a déclaré le ministère de la Santé lors d'un point presse. À Paris, 25 arrêts cardiaques ont été signalés « en vingt-quatre heures » mercredi, un chiffre qui dépasse largement la moyenne habituelle de « moins de 10 », a indiqué le cabinet de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. Ces événements tragiques ne touchent pas uniquement les personnes âgées déshydratées, mais affectent également des jeunes, suscitant une réelle inquiétude au sein des équipes médicales.
Au niveau national, les autorités sanitaires notent une « multiplication par quatre des passages aux urgences » liés à la chaleur, et également quatre fois plus d'appels à SOS Médecins « sur les dernières vingt-quatre heures ». « La situation atteint un seuil critique et nécessite une gestion de crise avec tous les moyens à disposition », a ajouté le cabinet de Stéphanie Rist. Alors que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'activation du niveau 3 du plan Orsan, le cabinet souligne que « même s'il n'y a pas de catastrophe à proprement parler, les indicateurs sont suffisamment préoccupants ».
Les tensions dans les services de santé montent, « des déprogrammations sont déjà en cours » et certains services de réanimation montrent des signes de saturation. Néanmoins, le ministère rassure en précisant que « tout cela reste sous contrôle ». Même si une légère baisse des températures est prévue ce week-end, la « tension demeurera élevée », car les complications de maladies chroniques peuvent apparaître plusieurs jours après l'exposition à la chaleur extrême.
Pour répondre à cette crise, la ministre Stéphanie Rist doit signer un arrêté permettant de « mobiliser des étudiants en soutien aux Samu-SAS », ceux-ci étant en première ligne des appels d'urgence. « Nous allons également activer la réserve sanitaire », a-t-elle ajouté. Des signaux de tensions ont déjà été observés, notamment en Île-de-France, Nouvelle-Aquitaine et Grand-Est, où des « plans blancs » sont déjà instaurés dans quelques hôpitaux, bien que « moins d'une dizaine » aient été signalés de manière formelle.







