La grippe aviaire est en grande partie maîtrisée en Périgord, mais ses conséquences se font sentir. Depuis novembre, sept éleveurs du département ont été touchés, dont un agriculteur qui fait le choix audacieux de se reconvertir plutôt que de risquer d’être à nouveau affecté par la maladie.
Après l'abattage de ses 900 canards, cet agriculteur périgourdin a pris une décision radicale : il ne reprendra pas l'élevage. À la fin de 2025, un appel du vétérinaire a conduit à l'abattage de ses oiseaux, soulignant la gravité de la situation. Les récents événements l'ont amené à réévaluer son avenir, et il a déclaré : "L'idée de me relancer et de voir la maladie revenir ne me rassure pas du tout, j'ai peur d'avoir peur."
La récente indemnisation qu'il a reçue lui offre une certaine sécurité financière, mais il admet : "C'est une belle somme, mais pas suffisante pour repartir de zéro. Contrairement à mes collègues qui ont toujours connu l’élevage et sont accablés par des dettes, je n'ai pas cette pression."
L'agriculteur souhaite partager son expérience
Quinze jours après l'abattage, cet agriculteur, loin de se laisser abattre, affiche un optimisme surprenant : "Cela peut étonner, mais j'ai rapidement décidé de rebondir. Ce n'est pas courant, mais c'est ma manière d'aborder la vie." La recherche d’un nouvel emploi est en cours ; il a récemment commencé à envoyer des candidatures et a été agréablement surpris par le nombre de réponses positives reçues.
En outre, il aspire à partager son expérience avec d'autres éleveurs. Son souhait est d’enfiler ses bottes, de se rendre dans d’autres exploitations et de répondre aux interrogations des éleveurs concernant la grippe aviaire. "Il est essentiel de transmettre nos savoirs et nos expériences pour aider notre communauté à naviguer à travers ces défis," a-t-il déclaré.
Selon une étude de l’Institut de l'Agriculture, de nombreux éleveurs en France se retrouvent dans une situation semblable. L’enjeu est de maintenir la solidarité et de se réinventer face à l’adversité. L'accompagnement psychologique et financière de ces agriculteurs représente un axe important afin d'assurer leur pérennité à long terme.







