Chaque année, au premier janvier, la France célèbre ses nouveaux récipiendaires de la Légion d’honneur. Parmi eux, en 2026, figure Sandrine Lagrée, athlète remarquable ayant bénéficié d'une greffe de rein, qui a reçu cette distinction sans même en avoir conscience. Cela soulève la question : comment cette prestigieuse distinction est-elle réellement attribuée ? Ce rituel soulève de nombreuses interrogations sur le processus d’honorifique.
La nomination d’un individu à la Légion d’honneur ne peut pas être demandée par celui-ci-même. Comme le souligne un article de Ouest France, c’est sur la recommandation d’un ministre ou du Premier ministre que cette éventualité se concrétise. Dans le cas de Sandrine Lagrée, c’est Sébastien Lecornu qui a formulé la proposition.
Qui a le pouvoir de suggérer ces noms honorifiques ? Bien que de nombreux candidats puissent sembler dignes, ce n’est pas le Premier ministre qui sélectionne directement les récipiendaires. Une nouvelle approche a été adoptée, où les recommandations peuvent venir d’élus, de préfets, ou d’acteurs publics. Pour ceux qui ne sont pas associés à ces sphères, il est également possible de proposer une nomination, à condition d’obtenir le soutien de 50 citoyens du même département, une démarche qui souligne l'importance de la collectivité dans l’attribution de cet honneur.
Sandrine Lagrée, elle-même, n’a pas encore identifié la personne qui a défendu sa candidature, mais elle évoque les encouragements du Département, affirmant : « Ils me soutiennent énormément ». Une telle reconnaissance n’est pas simplement un symbole, c’est aussi un coup de pouce dans la carrière des individus qui sont déjà en train d’écrire leur propre histoire.
Les différents grades de la Légion d’honneur
En termes de statut, la Légion d’honneur est hiérarchisée en plusieurs grades, dont les plus connus sont chevalier, officier, et commandeur, ainsi que deux dignités plus élevées : grand officier et grand’croix. La progression d’un grade à un autre n’est pas automatique mais nécessite des contributions continue et un certain temps de service. Selon la Grande Chancellerie, pour passer au grade supérieur, il faut posséder de nouveaux mérites et remplir des conditions temporelles strictes : huit ans pour officier, cinq pour commandeur, et trois pour grand officier et grand’croix.
Ce processus indique non seulement la croissante valeur des contributions individuels, mais aussi l’importance que la nation accorde à ceux qui se distinguent. Il est essentiel pour les citoyens d’être informés des mécanismes en jeu pour que l’attribution de la Légion d’honneur soit perçue comme un acte justifié et basé sur des mérites réels.
Dans un monde où les honneurs peuvent parfois sembler superficiels, la Légion d’honneur continue d’être un gage de reconnaissance tangible pour les efforts exceptionnels, comme l’a démontré l’histoire de Sandrine Lagrée, et met en lumière le parcours unique de chaque honoré.







