Le 6 janvier, Lille a célébré la fin des travaux de transformation du Boulevard Carnot après trois années d'efforts et un investissement total de 8,5 millions d'euros. Ce projet ambitieux vise à redéfinir l'usage de l'espace public, en diminuant la place accordée aux voitures au profit des piétons et des cyclistes.
Aujourd'hui, seuls 31 % de la voirie est dédiée aux véhicules, contre 61 % auparavant. Les trottoirs ont été élargis pour atteindre de 4,5 à 5 mètres, offrant ainsi un cheminement plus confortable pour les piétons. De plus, une nouvelle piste cyclable bidirectionnelle d’un kilomètre est désormais disponible, permettant de relier en toute sécurité La Madeleine, Roubaix et Tourcoing à Lille, comme l’indique un communiqué de la municipalité.
La première pierre de ce projet a été posée sous l'ancien mandat de Martine Aubry, ancienne maire de Lille, qui a été présente lors de l'inauguration avec le maire actuel, Arnaud Deslandes. Au total, 64 tilleuls ont également été plantés pour embellir cet espace, important pour le cadre de vie des Lillois.
Dans un contexte où plusieurs élus expriment leurs préoccupations concernant la réduction des places de stationnement, Deslandes a défendu la vision de l’équipe municipale en affirmant : "Lille ne fait pas la guerre à la voiture ! Nous repositionnons simplement cette dernière à sa juste place dans une ville qui doit être respirable et tournée vers ses habitants." Cette affirmation fait écho à la tendance croissante vers des villes plus durables, où les besoins des cyclistes et des piétons sont mieux pris en compte.
Ce projet s'inscrit dans une dynamique plus large de réaménagement des espaces urbains en France, visant une transition vers des modes de transport plus verts. Des experts en urbanisme soulignent que ces initiatives revêtent une grande importance pour améliorer la qualité de vie en ville et encourager des comportements de mobilité durables, un objectif partagé par de nombreuses municipalités à travers le pays.
Cette transformation du Boulevard Carnot à Lille devrait servir de modèle pour d'autres grandes villes française et européenne, montrant qu'il est possible de concilier mobilité automobile et développement durable.







