Une nouvelle initiative intitulée la Ligue des Libertés (LDL) vient de voir le jour, rassemblant avocats, juristes et figures politiques, avec pour mission de s'opposer à la guérilla juridique perçue dans les prétoires par certains mouvements de gauche. Annoncée le 14 février, cette ligue souhaite engager une bataille juridique en faveur de l'ordre public et de la souveraineté du pays.
En agissant sur le terrain du droit, la LDL veut contrer ce qu'elle appelle l'instrumentalisation du droit par des acteurs politiques. « Le droit est aujourd'hui utilisé comme une arme pour neutraliser l'action de l'État », déclare Maître Guilhem Carayon, porte-parole de la Ligue. Il souligne que « cette stratégie a pour effet de désarmer les autorités publiques et d'imposer un agenda idéologique ».
La ligne de conduite de la LDL est simple : rendre la parole aux sans-voix et remettre le droit au service de l'intérêt général. « Il est crucial que le droit protège les victimes et que la loi soit appliquée sans dérives communautaristes », insiste Maître Carayon, ajoutant que « la sécurité est indissociable de la liberté ».
« Le droit doit revenir à sa mission initiale : protéger les victimes plutôt que servir des idéologies », souligne-t-il.
Inspirée en partie de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH), la Ligue des Libertés se positionne comme un contrepoids à cette structure qu'elle juge dévoyée par certains partis politiques. « La LDH n'est plus en phase avec sa mission originelle, souligne Carayon, elle est devenue un outil pour la gauche radicale utilisant les tribunaux pour mener son combat ».
Dans ce contexte, la LDL a prévu d'agir sur plusieurs fronts : protection des contribuables contre le gaspillage de fonds publics, défense de la liberté d'expression ainsi que l'aide aux victimes de violences. Parmi ses membres, on retrouve d'anciennes figures du gouvernement comme Renaud Dutreil et Noëlle Lenoir, ainsi que des experts en sécurité publique.
Des actions juridiques déjà en cours
La Ligue a rapidement décidé de passer à l'action. Sa première cible est le site booking.com, qu'elle accuse de ne pas respecter les règlements français sur la taxe de séjour. « Cela peut sembler anodin, mais cela représente un manque à gagner de millions d'euros pour les collectivités », argumente Carayon.
En plus de cette première action, la LDL a également saisi la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) concernant le député de La France insoumise, Raphaël Arnault, en lien avec des possibles omissions déclaratives.
Les développements à venir seront à suivre de près, car la Ligue des Libertés se taille déjà une place significative dans le paysage juridique français en se préparant à plaider et défendre ses positions dans l'arène judiciaire.







