"On va aborder ce procès avec authenticité et opiniâtreté", a déclaré Alexandre Novion, l'avocat de Christophe Ellul, qui sera jugé pour homicide involontaire au tribunal de Soissons, dans l'Aisne, du 3 au 5 mars 2026. Ce procès s'ouvre plus de six ans après le drame survenu le 16 novembre 2019, lorsque la Béarnaise Élisa Pilarski a été retrouvée décédée des suites de morsures canines en forêt de Retz, près de Villers-Cotterêts.
Originaire de Rébénacq (Pyrénées-Atlantiques) et enceinte de six mois, Élisa avait emmené Curtis, le pitbull de son compagnon, lors de cette tragédie. Son corps était découvert quelques heures plus tard, victime d'une hémorragie causée par ces morsures, comme l'a rapporté France Bleu.
À quelques heures de l'ouverture du procès, l'avocat a indiqué que son client "se prépare à une épreuve qui sera rude". Il précise que Christophe continue de croire que son chien n'est pas à l'origine de la mort d'Élisa : "On ne lui a pas donné des raisons valables pour justifier cela".
"Cette procédure reste empreinte d'une part extrêmement importante de mystère"
Concernant la présence de l'ADN de Curtis sur Élisa, Alexandre Novion a affirmé que celle-ci est "tout à fait normale".
En effet, selon lui, "la veille, elle était encore contre lui, très fusionnelle, ils n'arrêtaient pas de s'embrasser, elle l'appelait 'son bébé'". Cela a été corroboré par les résultats des tests ADN, indiquant l'implication présumée de Curtis, comme l'a mentionné le procureur en 2020.
Pour l'avocat de Christophe Ellul, "il n'y a jamais eu de réelles mises en cause des chiens de chasse", même si une chasse à courre se tenait à proximité le jour de l'incident. "Cette procédure reste empreinte d'une part extrêmement importante de mystère. Je n'ai pas eu la démonstration de l'implication exclusive de ce chien dans ce drame épouvantable", a-t-il conclu. Des experts juridiques s'accordent à dire que cette affaire a soulevé de nombreuses questions quant aux responsabilités, ce qui pourrait influencer le procès à venir.







