En Autriche, l'initiative a vite tourné à la désillusion. En juin 2023, 22 modèles de Volkswagen ID.3 et ID.4, ainsi qu'une Porsche Taycan, ont été mises à disposition des forces de l'ordre. Après plusieurs mois d'utilisation, il est temps de dresser un bilan : la performance de ces véhicules ne répond pas aux exigences des services de police. Les agents concernés ont rapporté des difficultés avec l'écran tactile, ainsi qu'une vitesse de pointe insuffisante lors d'interventions critiques.
Une accélération rapide est essentielle en course-poursuite, tout comme une vitesse maximale adéquate. Les voitures testées, limitées à 180 km/h pour les modèles Volkswagen, manquent de puissance lors de situations d'urgence. L'autonomie des véhicules constitue également un obstacle à leur déploiement sans restrictions. En résumé, la transition vers l'électrique ne parvient pas encore à supplanter les avantages des véhicules à moteur thermique.
L’électricité, pas pour toutes les polices
Cependant, d'autres pays connaissent un succès avec l'électrique. En Allemagne, par exemple, la police du Bade-Wurtemberg a parcouru deux millions de kilomètres en utilisant des véhicules électriques, une information saluée par le président de la région. Cet enthousiasme contraste avec les réactions plus réservées des syndicats de police.
Les experts conviennent que les voitures électriques peuvent clairement convenir à des missions de proximité, où les forces de l'ordre n'ont pas besoin de parcourir de longues distances ou d'agir en urgence. Ainsi, bien que la police autrichienne tire des leçons de cette expérience, il est crucial que les décideurs politiques prennent en considération ces limitations. L'électrique peut offrir des avantages, mais ne peut pas encore remplir tous les rôles dans les opérations policières.







