Un collectif d'anciens élèves des écoles lasalliennes a dénoncé, le 2 mars, l'existence de 165 victimes d'agressions sexuelles et physiques dans 46 établissements depuis les années 1950. Ce groupe exige que la congrégation reconnaisse sa responsabilité et mette en place un fonds de réparation.
À la suite d'un appel à témoins, des anciens élèves, aujourd'hui âgés entre 50 et 78 ans, affirment avoir recensé des viols, des coups, des tortures et d'autres actes de violence, aggravés par un « climat de terreur institutionnalisé », selon les déclarations du Collectif des victimes des Lasalliens.
Les abus se seraient produits entre 1950 et 1990, impliquant principalement des religieux ou des enseignants laïcs, pour la plupart décédés, comme l'indiquent des sources médiatiques telles que Le Monde. Ce collectif appelle à la création d'un fonds de 100 millions d'euros pour réparer les victimes et envisage une action en justice.
Des milliers de victimes potentielles
Certaines écoles sont qualifiées de « clusters effroyables » par le collectif, y compris Passy-Buzenval à Rueil-Malmaison et Saint-Jean-Baptiste de La Salle à Rouen, qui abrite un internat de 140 places. Les témoignages de 27 anciens élèves ont révélé au moins cinq pédocriminels potentiels, laissant entrevoir que plusieurs centaines d'enfants auraient été victimes de violence physique et psychologique.
Interrogée par France Info, la congrégation s'est dite perplexe face à cette« campagne médiatique », arguant que le collectif n'a fourni aucun nom permettant d'examiner les cas. La cellule de l’écoute, mise en place en 2014, indique avoir déjà traité 78 dossiers, dont 70 ont été indemnisés, totalisant près de 2,5 millions d'euros selon la Commission reconnaissance et réparation.
Le collectif continue de rassembler des témoignages et plaide pour une reconnaissance officielle des abus, espérant briser le silence sur un passé tragique. La lutte pour justice et réparation est ainsi plus que jamais d'actualité, comme le rappelle une expert en psychologie, Miss. Aline Dupont, qui souligne l'importance de faire entendre les voix des victimes et de restaurer la confiance dans ces institutions éducatives.







