Le retour brutal à la réalité pour les influenceurs français résidant aux Émirats arabes unis, a été marqué le 28 février par une intensification des tensions géopolitiques : missiles et drones iraniens ont fait leur apparition. Ce climat de guerre a incité plusieurs de ces expatriés à réclamer leur rapatriement immédiat.
Un vibrant retour au patriotisme s’est manifesté chez ces citoyens, nombreux à avoir quitté la France avec la promesse d'une vie meilleure sous le ciel doré de Dubaï. Ils avaient pour habitude de critiquer leur pays d'origine, qualifiant la France de réceptacle de tous les maux, tout en profitant des privilèges sans en assumer les obligations fiscales ou sociales. Financer la solidarité nationale ? Pour eux, cela relevait du bon sens pour les "pigeons" restés sur le sol français.
Et voilà qu'émerge, avec la crise, un amour soudain pour la patrie. Ils brandissent leur passeport français et exigent des avions militaires pour leur retour. Une question s'impose : comment pensez-vous que ces frais sont couverts, chers influenceurs ? Grâce à la solidarité nationale à laquelle vous avez si longtemps tourné le dos. Un rappel nécessaire sur l'importance des contributions fiscales.
Une leçon aussi pour les idéologues d'extrême droite
Ce retournement de situation s'avère également instructif pour l'extrême droite. Ces individus qui décrivent la France comme un enfer, peuplé d'insécurité, se rendent compte que Dubaï, aucune démocratie parfaite, est leur destination de choix pour des vacances en famille. Étonnamment, les idéologues de l'extrême droite trouvent la vie à Dubaï beaucoup plus supportable que celle des musulmans vivant en France.
Même quand ils se retrouvent en position délicate à l'étranger, ils n'hésitent pas à invoquer cette France qu'ils accusaient de tous les maux. Présentée comme la mère bienveillante, la France répond à leur appel, prouvant encore une fois sa nature accueillante, malgré les critiques. Ainsi, ce paradoxe interroge largement les relations qu'entretiennent ces influenceurs avec leur pays d'origine en période de crise.







