L'instabilité au Moyen-Orient se poursuit, entraînant des répercussions majeures sur l'économie mondiale. Le détroit d'Ormuz, un passage maritime crucial, en est le point névralgique. Environ 20 % du pétrole mondial et un quart du gaz naturel liquéfié transitent par cette voie, reliant le Golfe aux marchés européens, américains et asiatiques.
Bien que les Gardiens de la Révolution n'aient pas officiellement bloqué le passage, la situation reste tendue. Ils ne semblent pas disposer de moyens militaires pour intercepter le trafic maritime, leur flotte ayant subi des pertes importantes ces derniers jours. Cependant, la peur d'éventuelles attaques semble suspendre le trafic maritime dans la région. Selon les experts, la simple crainte d'une escalade militaire suffit à paralyser le commerce.
Actuellement, plus de 150 navires, notamment des tankers saoudiens et des méthaniers qataris, sont bloqués dans le Golfe. Dimanche 1er mars, plusieurs attaques ont eu lieu, accentuant le sentiment d'insécurité et soulevant des inquiétudes quant à une possible implication de l'Iran et de ses alliés, tels que les houthis du Yémen.
Armateurs et assureurs en alerte
Pour se prémunir contre ces événements, les grands armateurs modifient leurs itinéraires. Des compagnies telles que CMA CGM, Maersk et Hapag-Lloyd choisissent d'éviter cette zone devenue particulièrement dangereuse. D'après BFM TV, ces décisions ont des conséquences directes sur les coûts de transport, ce qui se ressent déjà dans les prix des carburants.







