Le chaos au Moyen-Orient se poursuit ce lundi 2 mars. Le mouvement chiite Hezbollah, allié de Téhéran, a lancé une offensive vers l'État hébreu « en représailles au sang d’Ali Al-Husseini Khamenei (…) et pour défendre le Liban et son peuple.
Joseph Aoun a fermement dénoncé ces frappes du Hezbollah, affirmant qu'elles compromettent les efforts déployés par Beyrouth pour éviter d'être entraîné dans un conflit régional plus large. Dans un communiqué, il a souligné l'« insistance à utiliser le Liban comme plateforme pour des guerres qui ne (le) concernent pas ».
Il a réitéré que « le lancement de missiles depuis le territoire libanais constitue un affront aux initiatives visant à préserver la paix et la stabilité du Liban », ajoutant que ces actions pourraient avoir des conséquences catastrophiques pour la nation. En effet, les tensions ont déjà conduit Israël à intensifier ses frappes dans le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah.
Israël réplique en frappant Beyrouth
Israël a intensifié ses frappes, ayant déjà touché plusieurs zones dans le sud de la capitale libanaise. Le général Rafi Milo, commandant de l'armée israélienne, a averti que les représailles se poursuivraient avec une intensité accrue, s'alignant sur les déclarations du Premier ministre libanais, Nawaf Salam, qui a déclaré que ces attaques offrent à Israël des prétextes pour justifier ses opérations militaires.
À ce jour, les frappes israéliennes auraient provoqué au moins 31 morts et 149 blessés, selon des sources officielles libanaises. Le ministère de la Santé a confirmé qu'un grand nombre de victimes civiles ont été enregistrées, ce qui nuit gravement à la structure sociale déjà fragile du Liban.
Deux jours avant cette escalade d'hostilités, Israël avait ciblé des infrastructures qu'il attribue au Hezbollah dans le sud du Liban, rapidement suivi par des déclarations émanant de l'Iran, avertissant d'une réponse sévère aux attaques israéliennes. La situation dans la région demeure donc volatile et incertaine, alors que la communauté internationale appelle à un retour à la négociation et à une réduction des tensions.







