Beyrouth (Liban) – Au troisième jour de l'opération américano-israélienne contre l'Iran, les bombardements massifs se poursuivent. Cette offensive se propage désormais au Liban, où Israël cible des positions du Hezbollah suite à des attaques du groupe chiite sur son territoire.
Les hostilités ont causé des pertes américaines, et l'ex-président Donald Trump a déclaré envisager une opération d'une durée de plusieurs semaines. Chaque camp affiche une ferme détermination à aller de l'avant, suscitant des inquiétudes quant à un embrasement régional.
Dans la matinée, l'armée israélienne a annoncé avoir mené des « frappes à grande échelle » sur Téhéran, tandis que l'agence iranienne Tasnim a rapporté plusieurs explosions dans la capitale. En parallèle, des cibles du Hezbollah au Liban ont également été frappées en réaction à des tirs dans l'autre sens, les premiers depuis le début de la campagne contre l'Iran.
Les journalistes de l'AFP sur le sol libanais rapportent de puissantes explosions à Beyrouth et l'exode de milliers de familles fuyant le sud du pays. Israël a indiqué avoir intercepté un missile tiré du Liban, avec d'autres projectiles tombés dans des zones désertées sans faire de victimes.
Mobilisation des forces chiites
Le Hezbollah a affirmé avoir lancé une salve de missiles et des drones en représailles à la mort d'Ali Khamenei, le guide suprême iranien, tué lors des premières frappes. Cette déclaration a été condamnée par le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, qui a jugé ces actions « irresponsables » et explicites pour Israël.
De son côté, Trump a tenté de justifier cette guerre, signalant que les États-Unis se préparaient pour une opération de quatre à cinq semaines, tout en gardant un silence sur ses préférences pour le leadership iranien. Dans un message vidéo, il a exhorté les Gardiens de la révolution à déposer les armes ou à faire face à une rétribution sévère.
Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, doit s'exprimer pour la première fois depuis le début du conflit.
Frappes de représailles et tensions géopolitiques
Le Pentagone a confirmé avoir démantelé le quartier général des Gardiens de la Révolution, tandis que l'armée israélienne a par ailleurs affirmé avoir « décapité le serpent » iraniens. En réponse, l'Iran a lancé des frappes de représailles touchant des cibles en Israël et dans plusieurs pays voisins, ayant causé au moins neuf morts à ce jour.
L'annonce de la mort de Khamenei a amené des milliers de partisans à Téhéran, certains exprimant leur colère contre l'Occident, tandis que d'autres célébraient. Une habitante de la ville a commenté : « Il n'y a aucune réforme possible sans intervention étrangère. »
Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a affirmé que venger la mort de Khamenei était un droit « légitime », tandis que ministre des Affaires étrangères a indiqué que l'Iran ne mettrait aucune limite à sa défense.
Les répercussions de cette situation se ressentent au-delà du Golfe, avec des tensions qui s'intensifient également en Irak, où des affrontements ont eu lieu près de l'ambassade des États-Unis, et des missiles interceptés par les forces en Jordanie.
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