Par Olivier Pirot
« Paix, paix sur la terre. » Le 1er janvier 2026, alors que Donald Trump présente ses vœux depuis son domaine de Mar-a-Lago, la cérémonie d'attribution de la médaille du prix Nobel de la paix par la Vénézuélienne María Corina Machado se profile encore. Ce geste, choisi au détriment de Trump par le comité, symbolise une époque troublée. Jusqu'à présent, les États-Unis n'ont pas éliminé le président vénézuélien Nicolás Maduro, ni pris des mesures militaires directes contre l'Iran, malgré les déclarations belliqueuses contre ce dernier.
Cela pose la question des actions récentes, notamment l'opération militaire « Epic Fury », orchestrée avec Israël, contre l'Iran. Si l'on se réfère à la stratégie de sécurité nationale américaine, publiée le 4 décembre 2025, on y trouve un fil conducteur : la volonté d'affirmer l'« America first » et la domination américaine à l'échelle mondiale. Ce document stipule que les USA doivent veiller à ce que les voies d'approvisionnement énergétique du Golfe ne tombent pas entre les mains d'un adversaire, et que le détroit d'Ormuz reste accessible. La sécurité d'Israël est également considérée comme essentielle, avec un engagement à contrer toute menace sur les plans idéologique et militaire.
Le regard américain est désormais tourné encore plus vers l'Est, vers les routes maritimes en Asie, témoignant d'un intérêt croissant pour une région qui devient incontournable sur le plan économique. Selon des experts en stratégie internationale, ce réajustement des priorités illustre la volonté des États-Unis de ne pas se cantonner à une vision centrée sur le Moyen-Orient mais d'étendre leur influence en Asie, où les enjeux économiques sont de plus en plus prégnants.
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