Escalade des tensions : frappes massives en Iran et au Liban

Les frappes américaines et israéliennes plongent la région dans l'incertitude.
Escalade des tensions : frappes massives en Iran et au Liban
©ATTA KENARE, AFP - Une femme lors d'un rassemblement à Téhéran pour porter le deuil du guide suprême Ali Khamenei, le 1er mars 2026

Les États-Unis ont intensifié leurs bombardements en Iran, touchant plusieurs centaines de cibles, alors qu'Israël a amplifié ses frappes au Liban, déclenchant des inquiétudes quant à l'extension du conflit à toute la région.

Les deux belligérants affichent une détermination sans précédent à poursuivre leurs attaques, alimentant des craintes d'un embrasement régional. Téhéran a répliqué dimanche avec des frappes contre des infrastructures dans les pays voisins du Golfe, en réponse à la mort de l'ayatollah Khamenei, victime des frappes israélo-américaines de samedi matin.

Le président Donald Trump, dans un message ferme, a affirmé que "l'Amérique est avec vous" et a annoncé que des opérations militaires pourraient s'étendre sur "quatre semaines" dans la région.

L'armée israélienne, quant à elle, a lancé "des frappes à grande échelle" contre des cibles à Téhéran, rapportant des explosions dans la capitale iranienne. Simultanément, elle a intensifié ses attaques contre les positions du Hezbollah au Liban, en réponse à des tirs de ce mouvement chiite.

Le Pentagone a confirmé la destruction d'importantes infrastructures des Gardiens de la Révolution. Estimant avoir infligé un "coup dur" à Téhéran, la Centcom a révélé que plus de mille cibles avaient été attaquées durant les premières 24 heures des frappes.

Trump a exprimé la ferme intention de venger les pertes américaines, promettant de traiter les "terroristes" qui ont déclaré la guerre à la civilisation moderne. Il a également mis en garde les Gardiens de la Révolution, leur enjoignant de déposer les armes ou de faire face à une mort certaine.

- Puissantes explosions -

Des journalistes en mission ont rapporté l'entente d'explosions à Dubaï, Doha, Manama et Ryad. Les frappes ont été dénoncées comme un acte d'inconscience par les États-Unis et leurs alliés arabes dans un communiqué collectif.

Les dirigeants allemand, français et britannique ont exprimé leur volonté d'agir de manière défensive et proportionnée pour contrer les menaces iraniennes et neutraliser ses capacités militaires.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a confirmé que le Royaume-Uni autorisait l'utilisation de bases militaires britanniques pour des frappes contre les sites de missiles iraniens, tout en précisant que Londres ne participerait pas à des actions offensives en Iran.

En riposte à l'assassinat de hauts dirigeants iraniens, la République islamique a intensifié ses attaques, ciblant plusieurs pays voisins, notamment ceux abritant des bases américaines, entraînant des pertes en vie humaine en Israël.

La mort de Khamenei a provoqué des manifestations à Téhéran, où des partisans ont clamé "mort à l'Amérique" et "mort à Israël", tandis que d'autres célébraient cette perte, comme l'ont rapporté des vidéos confirmées par l'AFP.

- "Pris en otage" -

Une habitante de Téhéran témoigne sous couvert d'anonymat : "Il n'y a pas de réforme possible de ce régime sans intervention étrangère. Ils ont pris le peuple iranien en otage." Ce mouvement de contestation avait été violemment réprimé en janvier, causant de nombreuses pertes humaines.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré que son pays déploierait "toute sa puissance" pour soutenir l'opération en cours, tandis que Trump a évoqué la mort de "48 dirigeants" iraniens et la destruction de neuf navires iraniens.

Le Centcom a également rapporté la perte de trois militaires américains et plusieurs blessés dans les opérations en cours.

- "Revenir à la raison" -

Dimanche, des tirs de missiles iraniens sur Jérusalem ont blessé plusieurs personnes. Neuf autres ont péri à Bet Shemesh suite à l'effondrement d'un bâtiment, causé par une frappe directe d'un missile. D'importantes blessés ont été recensés à Tel-Aviv.

Des attaques maritimes ont également été signalées au large des Émirats et d'Oman, aggravant la situation dans le détroit d'Ormuz. Les Émirats, touchés par des pertes humaines, ont exhorté l'Iran à "revenir à la raison".

Cette escalade des hostilités entraîne l'annulation de centaines de vols à destination du Moyen-Orient, compliquant encore plus la situation.

- "Aucune limite" -

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a insisté sur le fait que venger la mort de Khamenei était un droit "légitime". Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a également averti que l'Iran ne s'imposerait "aucune limite" dans ses efforts de défense.

Les prouesses militaires de l'Iran sont renforcées par une détermination croissante au sein du régime, avec des responsables appelant à une réponse proportionnée à l'ampleur des frappes ennemies.

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