RTL s'est rendu à Kapikoy, à la frontière entre la Turquie et l'Iran. Ce poste, partiellement désert et largement bloqué du côté iranien, incarne la tension qui pèse sur la région depuis le début des récents troubles.
Alors que l'espace aérien reste clos dans plusieurs régions du Moyen-Orient, RTL a exploré le Kurdistan turc, à proximité de l'Iran. À Kapikoy, bien que quelques personnes aient quitté l'Iran depuis le début de l'offensive militaire, le poste frontalière demeure en grande partie vide, reflet d'un contrôle strict imposé par le régime. Comme indiqué dans un rapport de France24, cette situation précaire se double d'une atmosphère de peur et d'incertitude.
Traditionnellement animée par des échanges commerciaux, la route à quatre voies menant à Kapikoy est aujourd'hui déserte. Les autorités iraniennes ont restreint l'accès, n'autorisant le passage qu'à quelques travailleurs turcs. L'un d'eux témoigne : "Il y a une ambiance étrange de l'autre côté. On entend les bombardements, et les rues sont désertes, les magasins et les administrations sont fermés."
Environ dix personnes seulement traversent la frontière chaque heure. Derrière un travailleur se tient Etan, un étudiant turc, qui rentre de Téhéran avec ses valises. Il refuse de retourner en Iran, témoin d’une situation qu'il juge de plus en plus chaotique. "Mes parents m'ont conseillé de rentrer en Turquie, et j'ai pris toutes mes affaires. J'ai pris cette décision après avoir entendu des appels à manifester pour ce lundi. Cela pourrait devenir très tendu", partage-t-il.
Cette situation à la frontière turque illustre une réalité plus large, celle d'un pays en proie à des bouleversements, comme l'indiquent des analyses d'experts d'Le Monde. Les tensions politiques et sociales continuent de croître, laissant les populations dans une attente angoissante.







