RCFM - La situation au Moyen-Orient s'est dégradée ce week-end. Les Corses privilégient-ils cette destination ?
Thomas Filippini - Effectivement, malgré les tensions, le Moyen-Orient reste une destination prisée, notamment en cette période de vacances scolaires. Les températures y sont particulièrement clémentes et les voyageurs corses se dirigent vers des pays comme les Émirats, Oman ou encore la Jordanie. Heureusement, notre agence Negroni n'avait plus de clients sur place au moment de la montée des hostilités, tous étant rentrés juste avant le début des conflits.
RCFM – Devez-vous conseiller à ceux qui prévoient un voyage d'annuler ?
Thomas Filippini - Absolument. La situation est incertaine, et bien que dans un premier temps, nous pensions que le conflit serait de courte durée, les développements récents laissent craindre une escalade prolongée. Nous avons donc suspendu tous les départs vers ces zones pour les quinze prochains jours, en attendant une évaluation de la situation. En outre, les voyageurs dont les vols transitent par les aéroports du Moyen-Orient, notamment Dubaï ou Abou Dhabi, rencontrent également des complications, car les opérations aériennes sont suspendues.
RCFM - Les compagnies aériennes peuvent-elles ajuster leurs plannings de vol ?
Thomas Filippini - Non, celles basées dans les pays concernés sont totalement immobilisées. Même si elles disposent d'appareils en dehors de ces zones, les démarches administratives requises pour les faire opérer sont complexes. Elles doivent obtenir des autorisations spécifiques, ce qui complique encore la situation. La meilleure option pour les voyageurs est d'explorer d'autres compagnies opé keines.
RCFM - Quels conseils donneriez-vous pour les voyageurs coincés ?
Thomas Filippini - Ils devraient chercher des compagnies qui desservent directement l'Europe ou qui transitent par d'autres hubs, comme Istanbul avec Turkish Airlines. Cela leur permettrait d'éviter les retards liés aux suspensions de vol.
RCFM - Les assurances fonctionnent-elles dans ce contexte ?
Thomas Filippini - Cela dépend de chaque assureur. Si un voyageur a organisé son voyage lui-même, il porte la responsabilité des frais liés à son retour. Les polices d'assurance peuvent comporter des exclusions en cas de conflits armés, rendant la situation encore plus compliquée.
RCFM - Quelle différence cela fait-il si les voyageurs passent par un professionnel comme vous ?
Thomas Filippini - Un professionnel prend en charge une partie des coûts liés à un retour d'urgence et s'assure que le client puisse rejoindre sa destination le plus rapidement possible. Bien que cela ne garantit pas de places disponibles, cela offre un soutien précieux en cas de crise.







