L'affaire des tickets VIP du Mondial 2023 de rugby en France prend une tournure inattendue, mettant en lumière un conflit appelé à se développer sur le plan judiciaire. La plateforme Daimani, en proie à des accusations jugées infondées, conteste la créance de près de 12 millions d'euros demandée par les organisateurs du tournoi.
Dans un communiqué récent, Daimani a réfuté la dette prétendue envers le Groupement d’Intérêt Économique (GIE) qui organise l'événement. Le groupe a déclaré ne pas devoir cette somme, affirmant : "Nous souhaitons que cette créance soit examinée lors d'un procès, car elle repose sur des bases juridiques contestables". Cette situation tendue a également été commentée par Christophe Pierrel, représentant de la Fédération Française de Rugby, qui accuse Daimani de tenter de créer une "confusion" autour du dossier.
Selon les organisateurs, les 11,7 millions d'euros correspondent à une garantie contractuelle liée à la vente de plusieurs dizaines de milliers de billets par Daimani France. Malheureusement, la société a déclaré faillite peu après la Coupe du Monde, ayant manqué plusieurs paiements importants.
Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris, visant non seulement Daimani France, mais aussi ses dirigeants. La plainte, déposée en septembre, évoque une "escroquerie organisée" liée à des allégations de malversations. Max Müller, ancien responsable de Daimani, a réagi en dénonçant des accusations d'insolvabilité organisée, affirmant que des milliers de billets restaient non vendus mais auraient été revendus ultérieurement.
Le GIP France, impliqué dans l'organisation de l'événement, a également souligné des "dysfonctionnements" dans la gestion des ventes des billets VIP. La Cour des comptes a critiqué la situation, soulignant que l’issue des procédures judiciaires relatives à Daimani ne semble pas favorable.
Les packages VIP, qui incluent des services de restauration et des expériences exclusives, ont été jugés insatisfaisants par certains clients, suscitant des plaintes. Müller a fait état de l'indignation des clients, en mettant en avant les manquements dans la qualité des prestations fournies lors de cet événement.” Selon certaines sources, le préjudice total pourrait atteindre 27 millions d'euros dans le cadre de cette affaire.
Dans cette tempête médiatique, Daimani a exprimé son intention de poursuivre des recours légaux pour réparer les dommages à sa réputation, affirmant qu'elle a été injustement stigmatisée. Les développements de ce dossier promettent de passionner le public, alors que le sport et la loi s'entrelacent dans ce spectaculaire imbroglio judiciaire.







