Le phénomène des deuxièmes passeports attire de plus en plus les Américains ayant une situation financière favorable. En quête de solutions alternatives à l'incertitude politique et aux récents changements fiscaux en Europe, ils se tournent désormais vers des pays d'Amérique latine et d'Asie. À travers des appels d'agences spécialisées comme Nomad Capitalist, des destinations telles que l'Uruguay, le Panama et la Thaïlande deviennent populaires.
Autrefois fidèles aux programmes de visas dorés européens, les Américains fortunés semblent de plus en plus séduits par les options plus accessibles de la jungle costaricaine ou de la vie animée à Bangkok. Selon les données de Henley & Partners, le programme de visa doré du Costa Rica a connu une augmentation stupéfiante de 660 % des demandes en un an.
Pays emblématiques comme l'Argentine se distinguent également en offrant une meilleure attractivité fiscale, visant à séduire les investisseurs étrangers. “Oubliez la Toscane et le sud de la France, le monde évolue”, déclare un spécialiste de l'immigration financière.
En Asie, la Thaïlande, Singapour et le Cambodge se portent bien dans le domaine des secondes citoyennetés. Ces nations mettent en avant des processus d'inscription simples et abordables, permettant au même temps de vivre confortable tout en minimisant la fiscalité. Il est évident que la tendance actuelle s'oriente vers des pays qui offrent non seulement des avantages fiscaux, mais également une qualité de vie élevée.
L'Europe perd son attrait
En revanche, les programmes de citoyenneté en Europe montrent une tendance à la dégradation. Comme l'indique Business Insider, les restrictions fiscales et les conditions d'immigration se sont durcies, entraînant une chute de l'intérêt pour les pays traditionnellement prisés. Par exemple, le Portugal a annulé son statut de « résident non habituel » en 2024, tandis que l'Espagne a mis un terme à son programme de golden visa.
Des pays tels que Malte, qui ont été contraints de clore des programmes de passeports dorés jugés illégaux, illustrent également cette évolution. En Grèce, les seuils d'investissement requis pour obtenir des visas ont été revus à la hausse, ajoutant une barrière supplémentaire pour les investisseurs.
En conclusion, l'attrait des secondes citoyennetés évolue et il semble que l'Occident soit doucement en train de céder du terrain à des alternatives plus prometteuses ailleurs dans le monde. Business Insider conclut que « ce n'est plus l'Europe qui mène la danse » dans le domaine des passeports.







