Le président américain, Donald Trump, a récemment déclaré qu'il ne ressentait « pas de raison pour le moment » d'invoquer l'Insurrection Act, malgré des tensions croissantes à Minneapolis après la mort tragique de Renee Good, une femme tuée par un agent de l'ICE. Les manifestations continuent de s'intensifier dans l'État, alors que les forces de l'ordre, déjà renforcées par des milliers de policiers, sont présentes en nombre accru pour faire face aux troubles.
Renee Good, âgée de 37 ans, a perdu la vie dans des circonstances jugées par beaucoup comme inacceptables. Alors que la police de l'immigration (ICE) est sous le feu des critiques pour son usage excessif de la force, les citoyens s'élèvent contre les opérations menées par cette agence. Les manifestations, marquées par des appels à la justice et des revendications pour des réformes, continuent d'attirer des foules, avec la police faisant face à des accusations d'escalade de la répression.
Lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, Trump a affirmé : « Si j'en avais besoin (de l'Insurrection Act), je l'utiliserais. » Cependant, il a ajouté qu'il n'y avait pas de problème suffisamment grave pour justifier une telle action pour le moment. Cette hésitation a été accueillie avec scepticisme par certains experts, qui mettent en avant le danger de voir l'administration fédérale intervenir dans des affaires gardées par les autorités locales. Le procureur fédéral, Daniel Rosen, a récemment évoqué l'incitation à la violence, accusant des responsables locaux de créer une atmosphère propice aux affrontements.
Les manifestations ne semblent pas ralentir, avec des groupes de militants qui dénoncent les actions de l'ICE, en particulier envers les communautés somaliennes et latinos, mettant en avant les critiques formulées par l'ACLU qui a récemment engagé une action en justice. Comme rapporté par France 24, les tensions au sein du mouvement de protestation témoignent d'une prise de conscience croissante des enjeux liés à l'immigration et des abus potentiels de la part des forces de l'ordre.
Le président Trump, quant à lui, continue de gérer cette situation explosive avec précaution, cherchant à équilibrer les attentes de ses partisans tout en réagissant face aux critiques qui pourraient exacerber la colère populaire. Alors que les sondages récemment publiés indiquent qu'une majorité d'Américains considèrent la mort de Renee Good comme « injustifiée », le climat dans l'État du Minnesota demeure tendu, avec un dialogue social en pleine ébullition.







