Une recherche alarmante publiée par SOS-Racisme en 2025 révèle que près de 50 % des agences immobilières en France se seraient engagées dans des pratiques discriminatoires basées sur la race. À Bordeaux, de nombreux candidats à la location continuent de faire face à des obstacles à cause de ces comportements, renforçant une tendance inquiétante.
Ismaé est l'une de ces personnes dont l'expérience met en lumière un phénomène répandu. Malgré des dossiers de location solides et des garants fiables, elle a été confrontée à de multiples refus, souvent motivés par des critères raciaux. Ce constat amer rejoint les résultats du rapport de SOS-Racisme qui affirme qu’environ la moitié des agents immobiliers acceptent ou facilitent ces pratiques inacceptables.
À Bordeaux, alors que certains agences disent rejeter de telles demandes de propriétaires, une atmosphère de compréhension est minée par une rareté de sanctions. Selon les données, seulement cinq condamnations ont été prononcées en 2023, alors que plus de 650 cas de discrimination ont été signalés. Ce manque de rigueur dans le cadre légal contribue à maintenir un climat d'impunité.
Pour donner un éclairage plus profond, des experts du domaine immobilier soulignent que des mesures plus strictes et des campagnes de sensibilisation sont urgemment nécessaires. « Il est crucial que le secteur immobilier prenne conscience de ses responsabilités. La société exige un changement, pas des excuses », déclare un agent immobilier qui a souhaité rester anonyme. Ces appels se multiplient, soulignant que le changement ne pourra pas se faire sans la participation active de tous les acteurs du marché.







