Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ari Larijani, a annoncé des avancées dans les discussions avec Washington, malgré des tensions militaires palpables. Ce 31 janvier 2026, l'Iran a placé ses forces armées en état d'alerte maximale face aux menaces américaines, tandis que les Gardiens de la Révolution préparent des exercices navals dans le Golfe.
Ce qu’il faut retenir
Ari Larijani évoque des progrès significatifs vers un cadre de négociation avec les États-Unis.
Une explosion dans la ville portuaire de Bandar Abbas a été attribuée à une fuite de gaz.
L'armée iranienne reste en veille face aux mouvements navals américains, menaçant de bloquer le détroit d'Ormuz.
Une lueur d'espoir dans un climat tendu. Le secrétaire Larijani a souligné que "la mise en place d'un cadre de négociation avec Washington progresse". Toutefois, les tensions militaires demeurent, car le chef de l'armée iranienne, Amir Hatami, a confié que les forces se trouvent "en état d'alerte maximale" face à d'éventuelles attaques.
Les avertissements de Donald Trump s'intensifient, avec le déploiement de plusieurs navires dans le Golfe, y compris le porte-avions Lincoln. Cette agitation militaire exacerbe l'anxiété en Iran.
Des spéculations entourent une explosion survenue dans un immeuble de Bandar Abbas, qui a mis plusieurs heures à être expliquée comme une fuite de gaz. Des incidents similaires ont été signalés, mais des médias comme le Midi Libre ont rapidement écarté tout lien avec une attaque étrangère.
L'Iran garde le "doigt sur la gâchette"
Tout en étant ouvert au dialogue, l'Iran maintient une posture militante, avertissant que de nombreuses bases américaines dans la région sont à portée de ses missiles. Les tensions se cristallisent autour du détroit d'Ormuz, où les Gardiens de la Révolution vont mener des exercices navals de tir réel tout en mettant en garde contre "tout comportement dangereux" à proximité des forces américaines.
Abbas Araghchi, le chef de la diplomatie iranienne, a affirmé qu'il pourrait participer à des discussions si elles sont "justes et équitables", bien qu'il ait réitéré que la défense et les capacités militaires iraniennes ne feraient jamais l'objet de négociations.
Les Gardiens de la Révolution dans le viseur de l'UE
Les tensions s'intensifient également en raison de l'inscription des Gardiens de la Révolution sur la liste des organisations terroristes par l'Union européenne, une décision dénoncée par Téhéran, qui la qualifie d'"insensée".
Alors que la situation demeure instable, des analystes avancent l'idée que les États-Unis envisagent peut-être d'éliminer des figures clés du régime iranien. Dans ce contexte, le guide suprême Ali Khamenei a visité samedi un mausolée à Téhéran, marquant sa première apparition publique depuis plus de deux semaines.
Le régime iranien, affaibli après la guerre de juin 2025, continue de réprimer les manifestations populaires. Plus de 6 500 personnes, dont 124 enfants, ont été tuées selon Human Rights Activists News Agency. Les autorités iraniennes admettent quelques pertes, mais affirment que la plupart des victimes étaient des forces de sécurité ou des civils touchés par des émeutiers.







