Dès le 1er mars, les patients hospitalisés ou se rendant aux urgences pourraient faire face à une hausse des forfaits facturés. Cette mesure vise à réaliser des économies pour la Sécurité sociale, une nouvelle qui suscite des inquiétudes parmi les Gersois, notamment Lola, récemment devenue micro-entrepreneuse sans complémentaire santé.
À Auch, Lola profite d'un moment de détente au soleil avec sa fille et leur jeune chiot, mais son esprit est envahi par l'angoisse. "Je viens juste de changer de statut professionnel, et je ne sais pas comment cela va influencer ma couverture santé. Ces annonces me préoccupent vraiment", confie-t-elle.
Selon des documents relayés par l'Agence France Presse (AFP), plusieurs frais pourraient augmenter, notamment le forfait journalier hospitalier, qui passera de 20 à 23 euros par jour, et le forfait patient urgences, qui augmentera également de 19,61 à 23 euros. Ces changements devraient permettre à la Sécurité sociale d'économiser plus de 400 millions d'euros par an.
Des forfaits à la hausse
Des projets de textes réglementaires ont été transmis pour évaluation à des instances comme le Conseil de l'Assurance maladie. Si adoptés, ces textes entraîneront des hausses significatives qui touchent des millions de patients.
Le forfait hospitalier en psychiatrie, par exemple, augmentera de 15 à 17 euros. En avril, la participation forfaitaire pour des soins lourds s'élèvera à 32 euros, comparativement à 24 euros précédemment.
Une pilule difficile à avaler
À Auch, la réaction des habitants est mitigée. "C’est inadmissible !", s’exclame une trentenaire sortant d’une pharmacie. "Ce ne sont pas que les sans-mutuelle qui sont touchés, nous sommes tous concernés par ces économies faites sur notre santé." Un autre habitant renchérit : "Nos urgences fonctionnent déjà au ralenti, et maintenant on nous impose de mettre encore plus la main au portefeuille." La Caisse primaire d’assurance maladie du Gers assure cependant qu’il existe des alternatives, telles que la Complémentaire santé solidaire (CSS), pour les plus vulnérables. Cette aide permet d'accéder aux soins sans reste à charge pour les personnes respectant certaines conditions de ressources.
Alors que le débat sur la santé publique bat son plein, il semble que les répercussions de ces augmentations sur les moins fortunés et ceux en situation précaire ne cessent d'inquiéter. Une situation à suivre de près, alors que le bien-être des Gersois reste en jeu.







