En réaction à la suppression prévue de 28 postes d'enseignants dans les collèges et lycées de Dordogne pour la rentrée 2026-2027, une manifestation a eu lieu ce vendredi 13 mars à Périgueux. Ce rassemblement, partie intégrante d'une semaine de grève débutée le 9 mars, a vu la participation d'une cinquantaine d’enseignants venant de diverses localités du département. Ils se sont retrouvés devant le palais de justice entre 13 et 14 heures afin d’exprimer leur mécontentement.
Les responsables syndicaux présents ont réaffirmé leur opposition à ce qu'ils qualifient de « logique comptable », alors qu'ils s'interrogent sur la nécessité de réduire les effectifs dans un contexte où les élèves continuent d'arriver en nombre. « Le même ministère qui se cache derrière la baisse démographique pour énoncer des coupes devrait plutôt saisir cette occasion pour alléger les classes », ont-ils déclaré. Cette crainte est partagée par de nombreux enseignants, qui redoutent que les collèges ne parviennent pas à maintenir un niveau de qualité d'enseignement avec un personnel réduit.
Les enseignants sont particulièrement inquiets pour leurs collègues contractuels qui pourraient perdre leur emploi, tandis que ceux qui restent seront contraints d'assumer une charge de travail accrue. Les syndicats espèrent que la mobilisation actuelle incitera les autorités à reconsidérer leur position.
Cette mobilisation est soutenue par des experts en éducation qui soulignent l'importance de maintenir un bon ratio enseignants/élèves pour assurer la qualité de l'instruction. En résumé, le mouvement social en Dordogne illustre une inquiétude croissante parmi les professionnels de l'éducation face à des coupes budgétaires jugées néfastes pour l'avenir des élèves et la profession.







