Le 27 février dernier, une scène macabre s'est déroulée devant le domicile du maire de Nice, Christian Estrosi, lorsqu'une tête de porc, soigneusement coupée en deux et marquée d'une étoile de David, y a été déposée. Le 13 mars, deux hommes ont été mis en examen, dont Sevan Bolikian, un associé près de Laura Tenoudji-Estrosi.
Cette révélation a surpris le procureur de la République de Nice, qui évoque des messages échangés entre Bolikian et un suspect, présumé impliqué dans cet acte inqualifiable. Selon une enquête menée par Mediapart, ces éléments pourraient montrer une connexion directe avec les événements tragiques.
Cette situation a profondément choqué Laura Tenoudji-Estrosi. Son avocate, Maître Marie-Alix Canu-Bernard, a qualifié cette affaire de point culminant d'une série de tentatives de déstabilisation visant la journaliste. De son côté, Christian Estrosi a exprimé sa consternation face à ce qu'il décrit comme une « machination » inédite dans sa carrière politique.
Deux suspects en détention
Dans le cadre de cette affaire, un Tunisien né en 1988 a été placé en garde à vue et mis en examen pour son rôle présumé au sein d'un « commando » de quatre individus responsables de l'acte. Il aurait été en lien avec un ancien membre de la Direction de la surveillance du territoire (DST), désormais converti en détective privé, qui conteste les accusations portées contre lui.
Cette enquête met en lumière non seulement des rivalités politiques croissantes à Nice, mais aussi des enjeux plus profond de manipulation politique. La situation reste à suivre, alors que l'ancien policier et Sevan Bolikian sont tous deux sous contrôle judiciaire.







