Une école juive à Amsterdam a été attaquée la nuit du 14 mars 2026, marquant un nouveau chapitre préoccupant de la violence antisémite en Europe. Le maire d'Amsterdam, Femke Halsema, a rapidement qualifié l'incident d'« acte lâche d'agression » contre la communauté juive.
En effet, l'explosion survenue dans le quartier Buitenveldert a été déplorée, bien qu'aucun blessé n'ait été signalé. La police, grâce à des vidéosurveillance, a identifié un suspect laissant l'engin explosif sur place. Halsema a affirmé que l'enquête était en cours.
Ce fait tragique souligne une série d'incidents similaires survenus récemment, notamment des attaques visant des synagogues à Liège (Belgique) et à Rotterdam (Pays-Bas). Le Premier ministre néerlandais, Rob Jetten, a commenté sur les réseaux sociaux : « C'est terrible. L'antisémitisme n'a pas sa place aux Pays-Bas ».
En Belgique, une explosion près d'une synagogue a également causé des dommages mais n'a pas fait de victimes. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Quintin, a dénoncé cet « acte antisémite abject ». Curieusement, le parquet fédéral belge a évoqué une vidéo d'un groupe djihadiste prétendant revendiquer l'explosion.
Malaise croissant aux États-Unis
Ce climat d'inquiétude est exacerbé par la guerre au Moyen-Orient. Aux États-Unis, des lieux de culte juifs n'échappent malheureusement pas à cette violence croissante. Une incident marquant s'est produit en banlieue de Detroit, où un homme a foncé avec sa voiture sur une synagogue, provoquant un incendie. Après des échanges de tir avec la sécurité, il s'est donné la mort.
Les enquêteurs ont établi que l'auteur de l'attaque avait des liens avec des victimes de la violence israélienne au Liban. L'agent du FBI, Jennifer Runyan, a déclaré : « Il serait irresponsable de ma part de spéculer sur son mobile », bien que la réponse demeure complexe.
Les tensions s'accentuent également dans le milieu universitaire avec un second incident en Virginie, où un tireur a fait feu dans une salle de classe, tuant un instructeur militaire. Bien que le FBI n'ait pas fait de lien entre ces deux événements, une atmosphère d'angoisse persiste au sein des communautés juives.
Une enquête récente révèle que 91 % des Juifs américains ressentent une insécurité grandissante, aggravée par des incidents violents, dont le meurtre de deux assistants israéliens à Washington en 2025.
Cette montée de l'antisémitisme entraîne une demande accrue pour des mesures de sécurité dans les institutions juives, que ce soit dans les écoles ou les synagogues.
Sécurité renforcée en France
Parallèlement, les autorités canadiennes ont également renforcé la sécurité autour de plusieurs synagogues, suite à des tirs sans blessés survenus à Toronto. La maire, Olivia Chow, a affirmé qu'il s'agissait d'« actes révoltants d'antisémitisme ».
Dans l'Hexagone, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a demandé aux préfets d'assurer une sécurité accrue autour des lieux de culte juifs, accentuant ainsi sa demande lors de la fête de Pourim. Le contexte international actuel exige des mesures préventives, comme il l'a déclaré dans un télégramme officiel.







