Sylvain Deschamps, un passionné du modélisme, a investi plus de huit années dans la reconstitution minutieuse de la bataille de Grandson, survenue en 1476. Cette épopée l’a conduit à passer d’innombrables heures à sculpter, peindre et assembler des centaines de figurines, résultant en une œuvre d’une précision exceptionnelle qui lui a valu la médaille d’or au concours international de figurines.
Une documentation de quatre ans avant le premier coup de pinceau
Avant de commencer son projet, Deschamps a consacré trois à quatre années à rechercher et accumuler des documents historiques. Cette initiative a été inspirée par un livre découvert dans un vide-greniers, engendrant un véritable parcours de recherche pour garantir l'exactitude historique de chaque détail de la bataille entre l'armée bourguignonne et les montagnards suisses, où les piques helvètes s’imposent face à la cavalerie.
Dans son atelier, il s'entoure de nombreux ouvrages spécialisés. "J'ai beaucoup de livres. Celui-là c'est juste sur les chaussures médiévales, pour ne pas faire n'importe quoi", explique-t-il, soulignant l’importance de la rigueur documentaire. Cette exigence est fondamentale pour assurer l’authenticité de chaque miniature, de la tenue vestimentaire aux armes maniées par les combattants. D’ailleurs, chaque pièce est fabriquée entièrement à la main, du squelette en fil de fer jusqu'à la touche de peinture finale.
Une méthode rigoureuse pour des créations uniques
Sa méthode précise débute par la documentation, suivie de l'élaboration des figurines, qu'il considère comme de véritables œuvres d'art. L’élément clé de sa technique repose sur la création d’un squelette conçu à partir de croquis préliminaires, ajoutant par la suite des couches de matière. Sa rigueur se traduit également dans ses projets d’héroïque fantaisie, comme en témoigne une de ses réalisations, une femme centaure à l'échelle 1:32.
De la maquette d'enfant aux univers miniatures
Le cheminement artistique de Sylvain a commencé dès son enfance, où il fabriquait déjà des maquettes. Avec les années, son art a évolué vers un niveau supérieur de sophistication. Aujourd'hui, après sa retraite, il consacre tout son temps à donner vie à ses projets créatifs. "Il y a tellement de choses qu'on peut faire à partir du moment où l'on crée, que tout est possible et qu'une seule vie ne suffit pas", confie-t-il, conscient de l’étendue de son savoir-faire.
Sa passion pour le modélisme lui permet de naviguer entre réalisme historique et imaginaires fantastiques. "On ne compte pas en heures, parce que je suis incapable de compter le nombre d'heures. Par contre, on compte en mois, en semaines, voire en années", témoigne-t-il de son engagement total. Et son prochain défi ? Une moto ornée d’une pin-up, révélant ainsi sa capacité à transcender les styles et les époques. L’univers créatif de Sylvain Deschamps est illimité et promet de nouvelles merveilles à venir.







