20 Minutes avec AFP
Les affaires judiciaires autour de Nicolas Sarkozy n'augmenteront pas. Le Parquet national financier (PNF) a décidé de clore l’enquête sur un prétendu trafic d’influence lié à ses activités de consultant en Russie, confirmant ainsi les révélations de Mediapart.
Un contrat controversé de trois millions d’euros
D'après les informations de Mediapart, les enquêtes avaient débuté à l'été 2020, à la suite d'un signalement émanant de Tracfin, l’organisme de renseignement financier. Le contrat en question, d'une valeur de trois millions d'euros sur deux ans, liait Nicolas Sarkozy à la société d'assurances russe Reso Garantia, contrôlée par les milliardaires Sergueï et Nikolaï Sarkisov.
Reso Garantia, fondée en 1991, est l’un des leaders du secteur en Russie et possède plus de 34 000 agents, desservant environ 11 millions de clients dans le pays.
Des complications dues à la coopération russe
En 2007, AXA avait acquis une part de 36,7 % de Reso Garantia pour environ 810 millions d'euros. Cependant, les enquêteurs n’ont pas réussi à établir le détail des objectifs des missions de Sarkozy, en raison d’une « coopération très limitée » de la Russie, selon des sources proches du dossier.
Le PNF a justifié sa décision de classement par un « manque d’infraction » apparente dans cette affaire. L'avocat de l’ancien président, Me Christophe Ingrain, a choisi de ne pas commenter cette décision.







