Les bactéries Escherichia coli se révèlent capables de produire des composés pouvant inhiber la croissance des staphylocoques dorés, marquant ainsi une avancée significative dans la lutte contre l'antibiorésistance.
Une étude menée par des chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) met en lumière cette nouvelle découverte, publiée dans la revue Antimicrob Agents Chemother. Les résultats indiquent un potentiel thérapeutique inédit pour contrer les souches multirésistantes de staphylocoques dorés.
Étude de l'activité antibactérienne
Les scientifiques ont examiné comment différentes souches d'E. coli interagissent avec des staphylocoques dorés multirésistants. Les expériences ont montré que, autour des souches d'E. coli sans îlots génomiques, la population de staphylocoques se développait normalement. En contraste, une zone d'inhibition a été observée autour des E. coli dotées des îlots connus sous le nom de PKS.
Un défi de purification
Richard Bonnet, un des chercheurs, conclut : "Bien que nous n’ayons pas encore identifié la fonction précise des îlots PKS, leur activité inhibitrice vis-à-vis du staphylocoque doré est clairement établie." La lutte contre l'antibiorésistance est plus que jamais pressing, notamment face à la résistance croissante de ces bactéries aux antibiotiques de dernier recours.
Les composés produits par certaines souches d'E. coli PKS pourraient offrir de nouvelles alternatives, mais des questions subsistent quant aux effets secondaires potentiels de ces molécules. Bonnet souligne : "Le véritable défi à relever est la purification de ces composés, un problème qui perdure dans le domaine de la biochimie, car nous savons que leur efficacité dépend de la présence d'E. coli PKS vivantes." Cela suggère des complications dans la stabilisation des composés une fois isolés.







