Les habitudes bancaires des Français subissent une véritable mutation. Une analyse récente menée par Panorabanques, diffusée par RMC Conso, fait état des évolutions marquantes, tant en matière de services que de comportements. Les banques doivent donc adapter leurs offres aux nouvelles demandes des usagers.
Des agences bancaires sous-fréquentées
Une des conclusions les plus frappantes de l'étude est la forte diminution de l'affluence dans les agences. Entre 2012 et 2022, le nombre de distributeurs automatiques de billets a baissé de 20%. En moyenne, chaque Français effectue 1,4 retrait par mois, d'un montant approximatif de 49,68 euros, similaire à l'année précédente. Notamment, 41% des sondés retirent de l’argent dans des banques autres que la leur, alors que 35% privilégient leur propre établissement.
Pour ce qui est des visites en agence, seulement 20% des Français s'y rendent une ou deux fois par trimestre, tandis que 34% le font moins d'une fois par an. Les interactions avec les conseillers bancaires sont également en déclin, 31% des personnes interrogées n'étant en contact qu'à de rares occasions. Les questions financières (40%), les soucis relatifs aux comptes (38%) ou la souscription à de nouveaux produits (33%) demeurent les principales raisons de ces échanges.
Un chèque de moins en moins plébiscité
Malgré l’émergence d'autres moyens de paiement, près de 43% des participants à l'étude admettent utiliser le chèque plusieurs fois par an. En revanche, 11% ne s'en servent jamais. Détails intéressants : 18% signent encore des chèques au moins une fois par mois, ce qui représente 2,8% des transactions bancaires globales. Cependant, étant donné leur vulnérabilité, les chèques sont à l'origine de 33% des fraudes signalées par l'Observatoire de la sécurité des moyens de paiement.
Les nouveaux comportements bancaires sont largement influencés par l'essor numérique. D'après Panorabanques, 80% des sondés favorisent le paiement sans contact, tandis que seulement 14% restent hésitants. En revanche, le cashback peine à séduire, avec seulement 26% d'utilisateurs. La méfiance à l'égard de ce dispositif, combinée à un manque d'informations claires, pourrait en freiner l'adoption. Rappelons que le cashback permet aux clients de récupérer une portion de l'argent dépensé lors de leurs achats.







