Le verdict a été prononcé dans la nuit du 12 au 13 juin 2026, alors que Delphine Pinto a été reconnue coupable d'avoir orchestré le meurtre de son mari, Jean-Christophe Piel, en 2021.
La cour d’assises spécial de l’Oise a révélé sa décision peu après minuit, condamnant Delphine Pinto à une peine de trente ans de réclusion criminelle pour avoir provoqué le meurtre de son époux, Jean-Christophe Piel. Aux côtés de Pinto, Yassine Zekri a été jugé coupable d’avoir exécuté le meurtre avec une balle tirée dans la nuque. Il écope également d'une peine de trente ans, dont deux tiers de sûreté.
Les délibérations, qui ont duré près de cinq heures, ont tenu la salle d’audience en haleine, pleine à craquer. L'avocat général avait initialement requis la réclusion criminelle à perpétuité, demandant 22 ans de sûreté pour chacun des accusés.
Dans ses dernières déclarations, Delphine Pinto a clamé son innocence, affirmant : "Je n’ai rien à voir avec le décès de Jean-Christophe." Cependant, elle a admis avoir exprimé un désir de le voir mort en confiant ses pensées à son amant. Yassine Zekri a lui aussi plaidé non coupable tout au long du procès.
Trois autres complices ont également été jugés. Un amant de Pinto a reçu une peine de seize ans pour sa part dans le meurtre, tandis qu'un autre, reconnu coupable d'avoir fourni l’arme, a écopé de dix ans. Le fils de Pinto a été acquitté après avoir été accusé d'avoir facilité le plan meurtrier.
Des appels probables à l'horizon
Le verdict a suscité diverses réactions, les avocats des proches de Jean-Christophe Piel exprimant leur satisfaction face à la décision. D'autres, représentant la défense, envisagent d'interjeter appel, arguant de l'absence de preuves matérielles concrètes. Me Arnaud Ledru, l’un des avocats de Pinto, a déclaré que le verdict était "assez sévère" et a souligné le dur retrait de l'autorité parentale sur ses deux filles.
Jean-Christophe Piel avait récemment bénéficié d'une ordonnance de non-lieu concernant des accusations graves de violences. Sa disparition a non seulement mis fin à ses poursuites, mais a aussi provoqué l'extinction des investigations sur les allégations d’agression sexuelle. Selon des sources judiciaires, ces accusations n’avaient pas pu être étayées par des preuves suffisamment solides.
Durant le procès, Delphine Pinto a reconnu des traits de personnalité problématiques, allant jusqu'à se désigner comme "mythomane". Des témoins ont aussi décrié son comportement manipulateur, affirmant qu'elle menaçait son mari en cas de séparation. Les réactions des avocats et experts soulignent un cas impliquant des dynamiques émotionnelles complexes et des enjeux juridiques significatifs.







