À la suite de l'affaire Lyhanna, qui a ébranlé la France, des associations de défense de l’enfance intensifient leurs appels à l'action. Elles exigent des réponses concrètes de la part des pouvoirs publics contre les violences sexuelles ciblant les mineurs. Malgré les critiques concernant l'inaction du gouvernement, des rassemblements sont prévus pour le 15 juin devant les tribunaux afin de faire entendre leur voix.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a réuni des membres du gouvernement pour examiner comment accélérer les mesures législatives suite au tollé suscité par cette affaire. "Seul le résultat compte. Nous devons agir rapidement", a-t-il affirmé lors d'une réunion à Matignon, promettant des annonces significatives dès le 19 juin.
La perpétuité pour les auteurs d'agressions répétées
Face à l'émoi collectif, le Garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a finalement convenu de l'importance d'une nouvelle législation. Il a proposé des amendements au projet de loi sur la protection de l'enfance déjà examiné. Ces amendements viseraient à établir la perpétuité comme peine pour les récidivistes ayant commis des violences sexuelles sur des mineurs et à imposer un délai de trois mois pour le traitement des plaintes initiales.
Le Premier ministre a également annoncé un décret visant à expliciter les modalités de classement sans suite des plaintes concernant des crimes sexuels sur mineurs. Cette décision s'inscrit dans une réflexion plus large sur une réforme possible des délais de prescription, sujet qui est devenu un enjeu crucial dans le débat public.
En parallèle, des experts et des représentants d'associations mettent en avant l'urgence d'une action renforcée. Marie Dupont, présidente de l'Association de Protection de l'Enfance, a déclaré : "Nous espérons que ces mesures, bien que tardives, permettront de protéger efficacement nos enfants et de garantir une justice adéquate." Les attentes de la société civile sont désormais élevées, et il ne reste plus qu'à traduire ces promesses en actions concrètes.







