Le gouvernement nouvellement élu se tourne vers le secteur de l'électricité pour renflouer ses caisses. Une taxe que vous connaissez déjà pourrait voir son tarif exploser, accompagnée d'un nouvel impôt qui alourdira encore plus vos factures.
Factures d'électricité : des baisses insuffisantes
Alors que Michel Barnier et son équipe s'apprêtent à dresser le bilan budgétaire de 2025, la situation s'annonce précaire avec des déficits approchant 5,6 % du PIB. Dans cet environnement tendu, le gouvernement doit non seulement réduire les dépenses, mais également diversifier ses sources de revenus. Il semblerait que votre facture d'électricité devienne une cible privilégiée de cette stratégie.
Plusieurs mesures sont en cours d'examen, et leur application pourrait débuter dès 2025. La première d'entre elles concerne la fameuse TICFE, une taxe que les fournisseurs d'électricité doivent régler et qui se répercute sur votre facture.
Augmentation significative de la TICFE
Les récentes hausses de vos factures sont en grande partie attribuables à la crise énergétique ainsi qu'à la réduction progressive du bouclier budgétaire instauré en 2022. Bien qu'une baisse de 10 à 15 % du tarif réglementé de l'électricité soit attendue en février 2025, cette bonne nouvelle risque d'être assombrie par l’augmentation de la TICFE.
Après avoir été abaissée à 1 euro par MWH au début de la crise, la TICFE devrait remonter à 21 euros par MWH. Pire encore, le gouvernement envisage une augmentation de près de 50 %, la portant à 32 euros par MWH. Ce moment a été choisi pour coïncider avec la baisse des prix, rendant la situation un peu moins difficile à supporter pour les consommateurs. L'État prévoit ainsi de récupérer entre 3 et 4 milliards d'euros grâce à cette mesure.
Un nouvel impôt sur EDF et les contribuables
Mais les mauvaises nouvelles ne s'arrêtent pas là. Une nouvelle taxe pourrait être mise en œuvre, touchant principalement EDF, mais par extension, tous les Français. Cette proposition, héritée de l'ancien ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, vise à taxer les ventes d'électricité issues des centrales nucléaires et des barrages hydroélectriques.
Cette nouvelle contribution, appelée CRIM (contribution sur la rente inframarginale de la production d'électricité), pourrait rapporter près de 3 milliards d'euros à l'État selon les estimations de Bercy.
Avec ces mesures, il est évident que les consommateurs devront s'attendre à des coûts supplémentaires sur leurs factures, mettant à l'épreuve leur budget tout en renforçant les recettes de l'État.







