Le 1er avril 2024 marquera une réduction de 30% des aides de MaPrimeRénov' pour l'acquisition d'un chauffage au bois, comme un poêle à granulés, un insert ou une chaudière à bois. Si vous envisagez de vous équiper, c'est le moment d'agir!
Face aux vagues de froid et à l'augmentation des prix de l'énergie, de nombreux foyers cherchent à investir dans des poêles à granulés pour bénéficier d'une chaleur douce et agréable. Cependant, les aides, mises en place pour favoriser la rénovation énergétique, vont considérablement diminuer. Selon une analyse de l'UFC-Que Choisir, les aides pourraient se réduire de 300 à 1000 euros en moyenne, rendant cet investissement moins attractif.
Pourquoi les aides pour le chauffage au bois vont-elles être réduites?
La décision de diminuer les aides suscite des interrogations. Est-ce une réponse à l'engouement croissant des Français pour le chauffage au bois, dont les ventes ont bondi ces deux dernières années? Le ministère de la Transition écologique, qui défend cette décision, évoque la nécessité de préserver les forêts françaises et d'éviter une pénurie de bois. En 2022, plus de 510 000 systèmes de chauffage au bois étaient vendus, soit une augmentation significative par rapport aux années précédentes, entraînant une dépense de 769 millions d'euros de l'État en aides.
Les nouveaux montants des aides à partir du 1er avril 2024
Les montants des aides de MaPrimeRénov' dépendent des revenus du foyer et de la nature de la rénovation. À partir du 1er avril 2024, ceux-ci vont changer comme suit :
- Pour un poêle à granulés : Actuellement entre 1500 et 2500 euros, l'aide atteindra un plafond de 1750 euros pour les ménages à revenus très modestes et 1050 euros pour les revenus intermédiaires.
- Pour un poêle à bûches : L'aide passera à 1750 euros pour les ménages bleus et 700 euros pour les ménages violets.
- Pour les chaudières à bois : Les ménages à revenus très modestes pourront bénéficier de 7000 euros contre 10000 euros aujourd'hui, tandis que les ménages violets passeront de 4000 euros à 2800 euros.
Réactions des professionnels du secteur
La réaction des professionnels est vive face à cette annonce. Le Syndicat français des chaudiéristes biomasse (SFCB) a exprimé son incompréhension, arguant que cette mesure va à l'encontre des efforts pour réduire la dépendance aux énergies fossiles. Une lettre ouverte signée par plusieurs associations a également alerté sur le fait que ces modifications risquent de nuire aux filières impliquées dans le chauffage au bois.
Depuis le 1er janvier 2024, les conditions d'éligibilité à MaPrimeRénov' ont été révisées, favorisant les travaux d'ensemble pour de meilleures performances énergétiques. Toutefois, des obligations telles que la présentation d'un diagnostic de performance énergétique (DPE), jugées coûteuses pour les ménages, suscitent également des critiques.







