En 2025, le Livret A a rencontré une désaffection marquée de la part des épargnants. Pour la première fois en dix ans, les retraits ont excédé les dépôts, un changement significatif selon les données de la Caisse des dépôts (CDC), publiées le 22 janvier 2026.
« C’est un retour de balancier qui est tout à fait logique », a commenté Stéphane Magnan, directeur financier du fonds d’épargne de la CDC, lors d'une conférence de presse en ligne. Les retraits ont en effet surpassé les dépôts de 2,12 milliards d’euros sur le Livret A en 2025, malgré un mois de décembre favorable, ce qui souligne une "décollecte nette" rare pour ce produit d'épargne, détenu par 57 millions de Français et représentant près de 450 milliards d'euros.
Ce retournement de situation fait suite à plusieurs années de dépôts élevés et à un contexte de taux de rémunération peu attractifs. La CDC souligne que la rémunération du Livret A a baissé en 2023, provoquant une crise de confiance parmi les épargnants.
Alors que les Français continuent de sauvegarder près d'un euro sur cinq de leurs revenus, selon l'INSEE, la diminution de l'attrait du Livret A découle des baisses successives de son taux, qui est passé de 3 % à 1,5 % en janvier 2026, rendant les produits concurrents, tels que les fonds euros d’assurance vie (à 2,65 %), plus séduisants.
« La situation pourrait s’aggraver si le taux du Livret A ne remonte pas, car la tendance actuelle montre une recherche d'alternatives plus rentables », avance Marc Campi, de Square Management, dans des déclarations à l'Agence France-Presse.
En conclusion, alors que le Livret A continue d'être une pièce maîtresse de la culture d'épargne française, les épargnants semblent explorer de nouvelles voies pour faire fructifier leur argent dans un climat économique incertain.







