La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a fait sensation en quittant un dîner de gala du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le 20 janvier 2026. Son départ fulminant serait lié aux remarques très critiques du secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, envers l'Europe.
Lors de cette soirée privée, le climat s'est particulièrement tendu. Alors que le secrétaire au Commerce des États-Unis exprimait des opinions très défavorables concernant les politiques énergétiques européennes, Christine Lagarde, déjà sous pression à cause des tensions croissantes entre Washington et ses alliés européens, a décidé de quitter la table. Ce geste a été largement commenté et a révélé un profond malaise dans les relations transatlantiques, comme l'indique Le Parisien.
L'événement s'est déjà déroulé dans un contexte de tensions, aggravées par des déclarations récentes de l'administration de Donald Trump sur des questions géopolitiques délicates, notamment celles touchant le Groenland, qui fait partie de l'OTAN. Les propos d'Howard Lutnick ont été perçus comme une provocation, opposée aux discours rassurants tenus par Lagarde et d'autres leaders européens sur la solidité et l'unité de leur bloc face aux défis mondiaux.
Un dîner écourté
Suite à cet incident, la porte-parole de la Banque centrale européenne a préféré garder le silence, tandis que le département du Commerce américain a minimisé l'impact de l'intervention de Lutnick, affirmant que celle-ci n'avait duré que quelques instants. Néanmoins, comme le rapporte Le Parisien, l'atmosphère pesante a poussé Larry Fink, le patron de BlackRock et coprésident du Forum, à mettre un terme au dîner avant même le dessert. Cette situation soulève de sérieuses questions sur l'avenir des relations entre l'Europe et les États-Unis dans un contexte de tensions toujours croissantes.







