Deux semaines après le début des hostilités au Moyen-Orient, Donald Trump a exprimé sa conviction que l'Iran est désormais "complètement vaincu". Cependant, Téhéran a averti qu'il pourrait "réduire en cendres" les infrastructures pétrolières liées aux États-Unis en cas d'accroissement des tensions.
Sur son réseau social Truth Social, Trump a affirmé que les médias ne rapportaient pas adéquatement les succès de l'armée américaine, affirmant que l'Iran souhaite négocier. "Mais il ne s'agira pas d'un accord que je pourrais accepter!", a-t-il précisé sans fournir de détails supplémentaires.
Les tensions se sont intensifiées autour de l'île de Kharg, qui se trouve à environ 30 kilomètres des côtes iraniennes et abrite le principal terminal d'exportation de pétrole du pays. Vendredi soir, Trump a mentionné avoir "complètement détruit" certains cibles militaires dans la région, tout en menaçant de détruire également les infrastructures pétrolières iraniennes si celles-ci menaçaient la libre circulation dans le détroit d'Ormuz, passage crucial pour le pétrole mondial.
En réponse, le porte-parole des Gardiens de la Révolution a déclaré que toutes les installations pétrolières liées aux États-Unis seraient anéanties en cas de provocation. Cette escalade de tension est exacerbée par un conflit qui a déjà perturbé le marché mondial du pétrole, les prix s'envolant suite au blocus du détroit d'Ormuz par l'Iran, par où transite 20 % de l'approvisionnement mondial.
Trump a également indiqué que la marine américaine commencerait à escorter les pétroliers dans le détroit, alors que les États-Unis prévoient d'envoyer plusieurs milliers de Marines supplémentaires au Moyen-Orient, selon le New York Times.
Dans ce contexte, aucune résolution ne semble proche, les protagonistes restant fermes sur leurs positions respectives. Trump a trouvé utile d'indiquer que des frappes américaines contre l'Iran se produiraient "très bientôt" alors que des opérations militaires israéliennes se poursuivent. Le commandement israélien a même demandé l'évacuation de certaines zones à Tabriz en prévision d'attaques.
Les voisins du Golfe se retrouvent dans la ligne de mire des représailles iraniennes, amplifiant encore la volatilité de la situation. Samedi, le Qatar a rapporté avoir intercepté des missiles, soulignant les dégâts de cette escalade.
Plus loin dans la région, le conflit s'étend également. Au Liban, des frappes israéliennes ont causé la mort de membres du personnel d'un centre de santé, et le mouvement Hezbollah a intensifié son engagement militaire suite à la mort de figures clés iraniennes.
Enfin, l'ambassade américaine à Bagdad a été ciblée par des drones, liant ainsi plusieurs fronts de tension au sein de la région. Alors que les reportages mentionnent l'intensité des frappes israéliennes, les ramifications de cette guerre pourraient redéfinir les dynamiques géopolitiques actuelles.







